Affiche de la série THE WALKING DEAD - Saison 3

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre…

Note de l’Auteur

★★★★★★★★★★

Date de première diffusion : 14 octobre 2012 sur AMC
Création Frank Darabont
Avec Andrew Lincoln, Sarah Wayne Callies, Laurie Holden, David Morrisey
Durée : 42 minutes
Nombre d’épisodes : 8
Bande-Annonce :

La série télévisée The Walking Dead ne m’a jamais enchanté plus que ça. Véritable groupie du roman graphique de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard, je trouvais la série bien inférieure à son modèle. Le récit trainait en longueur (les 8 premiers épisodes de la seconde saison en tête), la violence tant physique que morale se trouvait mal exploitée et Rick était d’un insupportable à toute épreuve. Ne restait que Shane, anti-héros trop vite écarté du roman, pour nous permettre de prendre notre mal en patience. Et grand bien nous pris puisque la troisième saison atteint des sommets jouissifs après un retour aux sources salvateur amorcé dès la fin de la seconde saison.

Que ceux qui pensaient que le départ de Frank Darabont (The Mist, Les Evadés, La Ligne Verte) allait propulser la série dans les oubliettes plus vite que prévu se rassurent, The Walking Dead s’en porte bien mieux. Les scénaristes, malgré quelques retouches nécessaires, sont beaucoup plus fidèles au roman que précédemment, les personnages gagnent en profondeur et la mise en scène s’avère bien plus noire. Les fans de la première heure seront donc aux anges. Grand pas en avant également au niveau de la sensation de survie. Cette dernière gagne en intensité et en crédibilité et ce n’est certainement pas les nombreuses morts inattendues qui viendront nous susurrer le contraire au creux de l’oreille. L’une d’elles donnera d’ailleurs naissance à une séquence d’une force émotionnelle d’une rare magnitude, séquence nous prouvant par la même occasion que l’acteur Andrew Lincoln n’est pas si catastrophique qu’il le laissait paraitre et qu’il peut très bien donner la consistance nécessaire à son personnage afin de rendre sa métamorphose plausible aux yeux du public.

Photo (1) de la série THE WALKING DEAD - Saison 3

C’est donc le souffle court et les nerfs à vif que la série nous octroie une pause aussi méritée que frustrante.

Cependant que les choses soient claires, si ces éléments cités plus haut vous mettent l’eau à la bouche, gardez un peu de salive pour l’arrivée d’un personnage d’un rare sadisme, le bien nommé Gouverneur. Impitoyable et barbare d’entrée de jeu dans le roman graphique avec un physique de violeur de gosses récidiviste, ce personnage est ici beaucoup plus subtil. Il est si bien amené que ceux qui n’ont pas lu les romans ne pourront se faire une idée réelle sur ses véritables intentions. Ordure de première classe ou bienfaiteur attentionné, les interrogations ne cesseront de croitre au fil des épisodes. Une chose reste néanmoins sure, son charisme est inébranlable et le choix de l’acteur y est pour beaucoup.

A priori David Morrisey n’est pas ce que l’on pourrait appeler un grand acteur. A dire vrai il n’a jamais vraiment brillé que ce soit au cinéma ou à la télé malgré un cv bien rempli (Basic Instinct 2, Dérapage, Capitaine Corelli, Deux Sœurs Pour Un Roi, Nowhere Boy…). Magie du métier ou illumination inespérée, il s’avère le choix le plus juste et le plus judicieux de tout le casting. Monopolisant tous les regards à chacune de ses apparitions, il accentue considérablement l’aura dramatique déjà bien élevé et propulse la série dans une tension cauchemardesque sans cesse grandissante.

C’est donc le souffle court et les nerfs à vif que la série nous octroie une pause aussi méritée que frustrante. Une chose reste néanmoins sure : The Walking Dead n’a jamais été aussi jouissive et la seconde partie promet d’atteindre des sommets jusque-là imperceptibles dans une série dramatique.

Photo (2) de la série THE WALKING DEAD - Saison 3

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