Affiche du film NUIT BLANCHE

Un flic dérobe un gros sac de cocaïne à des trafiquants, mais il est identifié au cours de l’opération. Les truands prennent alors son fils en otage. Vincent doit faire l’échange – son fils contre le sac – dans une immense boîte de nuit tenue par les mafieux. La nuit qui commence sera la plus longue de sa vie et peut-être même la dernière.

Note de l’Auteur

★★★★★★☆☆☆☆

Date de sortie : 16 novembre 2011
Réalisé par
Film français, belge, luxembourgeois
Avec , ,
Durée : 1h 38min
Titre original :
Bande-Annonce :

Image de prévisualisation YouTube

N’est pas qui veut ! Ayant ré-inventer le genre du speed movie sous acide avec puis , le réalisateur a ouvert la voie vers un cinéma français plus punchy, plus électrique, plus proche d’une course d’athlétisme que d’un thriller à papa qui prend le temps de s’installer. a laissé grande ouverte la porte à une manière de filmer qui ne plaira certainement pas à tous mais qui, si elle est correctement préparée, donne naissance à un film aussi musclé qu’attractif. Néanmoins ce choix peut s’avérer très risqué si on ne sait pas exactement où l’on va et ce n’est certainement pas qui viendra dire le contraire.
L’occasion était trop belle pour un réalisateur qui n’a jamais brillé pour ne pas sauter sur cette mode du policier coup de poing ne reprenant son souffle qu’à l’apparition du générique de fin. Seulement voilà, qui dit action et tension permanente dit forcément rythme implacable. L’équation a du faire défaut à .

Photo (1) du film NUIT BLANCHE

pâtit d’un mal bien plus profond que celui d’être considéré par certains comme raté, il souffre d’une maladie incurable plus communément appelée indifférence.

Loin d’être un mauvais film de genre avec des qualités notables comme la présence d’une brochette d’acteurs pleins de bonnes intentions, une ambiance de boîte de nuit plus qu’honorable et un scénario certes pas très créatif mais qui tient la route, pâtit d’une mise en scène bâtarde. Le rythme saccadé ne permet jamais au spectateur de se sentir impliqué dans la course contre la montre de ce flic prêt à tout pour sauver son fils. La tension monte grâce à deux/trois plans bien coordonnés puis le soufflé retombe subitement, nous laissant presque sans voix. De surcroit, l’impression que a mis sur avance rapide un film réalisé de manière classique pendra le pas sur cette reconnaissance d’avoir fait un vrai film de genre qu’il espérait très certainement.
En réalité, pâtit d’un mal bien plus profond que celui d’être considéré par certains comme raté, il souffre d’une maladie incurable plus communément appelée indifférence. Au sortir de la séance, ne nous aura simplement fait ni chaud, ni froid.

Photo (2) du film NUIT BLANCHE

Article lu 1 904 fois