[critique] Nuit Blanche
Rédigé par Wesley
Un flic dérobe un gros sac de cocaïne à des trafiquants, mais il est identifié au cours de l’opération. Les truands prennent alors son fils en otage. Vincent doit faire l’échange – son fils contre le sac – dans une immense boîte de nuit tenue par les mafieux. La nuit qui commence sera la plus longue de sa vie et peut-être même la dernière.
Note de l’Auteur
• Date de sortie : 16 novembre 2011
• Réalisé par Frédéric Jardin
• Film français, belge, luxembourgeois
• Avec Tomer Sisley, Julien Boisselier, JoeyStarr
• Durée : 1h 38min
• Titre original : Nuit Blanche
• Bande-Annonce :

N’est pas Fred Cavayé qui veut ! Ayant ré-inventer le genre du speed movie sous acide avec Pour Elle puis A Bout Portant, le réalisateur a ouvert la voie vers un cinéma français plus punchy, plus électrique, plus proche d’une course d’athlétisme que d’un thriller à papa qui prend le temps de s’installer. Fred Cavayé a laissé grande ouverte la porte à une manière de filmer qui ne plaira certainement pas à tous mais qui, si elle est correctement préparée, donne naissance à un film aussi musclé qu’attractif. Néanmoins ce choix peut s’avérer très risqué si on ne sait pas exactement où l’on va et ce n’est certainement pas Frédéric Jardin qui viendra dire le contraire.
L’occasion était trop belle pour un réalisateur qui n’a jamais brillé pour ne pas sauter sur cette mode du policier coup de poing ne reprenant son souffle qu’à l’apparition du générique de fin. Seulement voilà, qui dit action et tension permanente dit forcément rythme implacable. L’équation a du faire défaut à Frédéric Jardin.
Nuit Blanche pâtit d’un mal bien plus profond que celui d’être considéré par certains comme raté, il souffre d’une maladie incurable plus communément appelée indifférence.
En réalité, Nuit Blanche pâtit d’un mal bien plus profond que celui d’être considéré par certains comme raté, il souffre d’une maladie incurable plus communément appelée indifférence. Au sortir de la séance, Nuit Blanche ne nous aura simplement fait ni chaud, ni froid.

Mots clés : A bout portant, Fred Cavayé, Frédéric Jardin, Joey Starr, Joeystarr, Julien Boisselier, NUIT BLANCHE, Pour elle, Tomer Sisley








