[critique] La Colline aux Coquelicots

23 novembre 2011 [critique] Animation 3 commentaires •••     2 844 lectures

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Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir

Note de l’Auteur

★★★★★★★☆☆☆

Date de sortie : 11 Janvier 2012
Réalisé par
Film Japonais
Avec les voix originales de , ,
Durée : 1h31min
Titre original : Kokuriko zaka kara
Bande-Annonce :

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est le second film de , fils du brillant réalisateur de Princesse Mononoké, Mon voisin Totoro, Le voyage de Chihiro, Le Château ambulant… On se doute que les admirateurs du père attendent le fils au tournant. A la suite des Contes de Terremer (première réalisation de Goro Miayazaki), aurait lui-même déclaré que son fils n’est « pas encore assez adulte », car un film « ne se résume pas aux sentiments ». Dur dur d’être un héritier Miyazaki.

Mais le Studio restant un gage de poésie et de qualité, c’est confiants que nous nous installions dans les confortables fauteuils du cinéma Universal Pictures International à Paris. Il faut dire aussi que a aidé son fils dans cette adaptation du manga Kokuriko Zaka Kara de Tetsuro Sayama et Chizuru Takahashi. Immédiatement, la « patte » saute aux yeux : de façon classique, les héros sont une jeune femme et un jeune homme attirés l’un par l’autre. La jeune fille, Umi, doit quasiment s’éduquer par elle-même suite à la disparition d’un de ses parents. Il n’est jamais facile de grandir au sein du Studio , dont les jeunes protagonistes s’assument souvent tout seuls. Mais adeptes ou non, on reste néanmoins enchanté de retrouver une œuvre sans 3D, ou libre de tout autre technique numérique subversive. C’est bien la main du dessinateur que l’on sent sous les traits simples des personnages dressés en quelques coups de crayons. Cela n’empêche en rien de regorger de décors soignés jusque dans les détails, particulièrement riches, aux couleurs délicates et presque pastel par moments. L’ambiance installée, le voyage est quasiment garantit aux amateurs du genre. Le vent souffle à nos oreilles, et il fait bon vivre au bord de la mer dans cette pension calme bien que désuète. Entre temps, on baigne dans un monde de politesse et de courtoisie japonaise, où les petites courbettes abondent.

On passe un bon moment, mais pas un des grands moments du studio . signe cependant ici un film apaisant, qui donne le goût d’en voir plus.

La première originalité de est de nous proposer un récit calé dans une époque historique bien déterminée. Ici, point de château voguant dans le ciel, ou de royaume félin. Miyazaki nous révèle le Japon industriel des années 60, encore hésitant entre modernité et tradition. La guerre de Corée a laissé de nombreux orphelins tandis que Tokyo attend ses premiers Jeux Olympiques d’été. De fait, on se régale de la jeunesse japonaise, patriotique, mais résolument enthousiaste et tournée vers l’avenir. L’un des points forts de l’œuvre est le « quartier latin », vieille bâtisse délabrée où, entassés pêle-mêle, les étudiants s’essaient à la philosophie, la poésie, la physique, ou la presse. Petit à petit, « Le quartier latin » reprendra vie, sublimant l’image du coquelicot, seule fleur à pousser sur les champs de batailles.

De son côté, l’histoire s’en tient à la retenue japonaise, sans éclat ni réelle action forte, mais toujours d’une tendresse rafraichissante. Les personnages demeurent courageux mais discrets. Il s’agit là d’un conte qui se raconte sans se précipiter. Sujet latent, la guerre de Corée ramène en filigrane la tragédie humaine qui se réconcilie à travers l’amour interdit de ces deux enfants. L’amour est ici pudique et tendre, fidèle à la simplicité des Miyazaki, contentant de beaucoup le grand romantique qui se cache en chacun.

En conclusion, est un essai réussi mais pas encore exceptionnel. On passe un bon moment, mais pas un des grands moments du studio . signe cependant ici un film apaisant, qui donne le goût d’en voir plus.

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Auteur de l'article

Laure

Née le 28.08.1987 | Profession : Etudiante en Théâtre | Réalisateurs préférés : Martin Scorsese, Michel Gondry, Sam Mendès, Tim Burton, Woody Allen, Gus Van Sant, Takeshi Kitano, Clint Eastwood, Alfred Hitchcock... | Films préférés : Sin Nombre, Dogville, The Hours,Tout sur ma mère, Elephant, Mi vida sin me, Usual Suspect, Zatoichi, American history X, Psycho, Requiem for a dream, 21 grammes, Away we go, Les bouchers verts, Ring, Dancer in the dark...

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Personnellement, j'ai bien aimé dans l'ensemble. La musique et le côté réaliste inhabituel pour un Ghibli au final (plus vu depuis Si tu tends l'oreille de mémoire) notamment. C'est un film mignon et assez romantique mais dont la seule chose que je ne comprend guère c'est l'à-propos du titre VF... 

Vu hier soir. Certainement pas le meilleur Ghibli mais il fait passer de bons moments, entre sourires, larmes et romance. 7/10

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