[critique] Mars Attacks !

Rédigé par Alexandra

Publié le 30 juillet 2011     [critique] Comédie, [critique] Science-Fiction 1 commentaire |     1 921 lectures

Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d’atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s’empare de l’Amerique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.

Note de l’Auteur

★★★★★★☆☆☆☆

Date de sortie : 26 février 1997
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h46min
Bande-annonce:

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Les débuts de carrière de nous apparaissent aujourd’hui comme une collection de chef d’œuvres. est un génie, à l’univers personnel, qui a séduit et surpris plus d’une fois. Après , ou , réalise ! qui se démarque de ses premiers films. s’inspire ici des cartes à collectionner de son enfance qui mettaient en scène une invasion extraterrestre. Ce patchwork de scénettes est recomposé par , le scénariste de !. Le résultat est un clin d’œil assumé aux films catastrophes : difficile de ne pas penser à , de ou encore à qui apparait clairement à l’image. Cependant, nous n’y retrouvons pas le tant aimé paysage gothique et féérique, mais plutôt un monde aux couleurs saturées et aux personnages stéréotypés.

Pourtant l’univers de est clairement présent dans ce film. L’humour noir et certaines de ses « obsessions » tels que les chiens y sont bel et bien présents. Citons à titre d’exemple les expériences faites à bord du vaisseau des extra-terrestres qui nous évoquent un de ses premiers courts métrages : . Dans ce court opus, le chien d’un enfant est ramené à la vie après avoir été recousu. Dans !, la tête de Nathalie Lake () est cousue sur le corps de son chien et… inversement. Aussi, Donald Kessler (), dont la tête vit encore sans le reste du corps, apprécie une idylle amoureuse avec Nathalie Lake, ou du moins, ce qu’il en reste. Un amour impossible entre deux êtres qui ne peuvent plus être réunis… Peut-on extrapoler jusqu’à l’un de ses futurs films « les noces funèbres » ? En bref, , malgré un long-métrage original, transparait à chacune des scènes de !. L’humour noir, une forme de poésie légèrement gothique et l’improbable se confondent simplement d’une nouvelle manière dans ce film. Encore une fois, nous sommes fascinés par son œuvre.

! est un horrible et hilarant mélange de stéréotypes et de situations improbables.

D’une part les humains qui veulent croire au-delà des apparences à une paix possible avec des extra-terrestres et ce, même après avoir été tués lors d’une précédente rencontre. Parmi eux, Donald Kessler qui insiste pour établir une relation de paix dans l’optique d’une évolution scientifique, un « cowboy » excentrique de Las Vegas, et un militaire qui veut immédiatement sortir les armes nucléaires. Et d’autre part les extra-terrestres : des êtres verts, avec une tête démesurément grosse pour indiquer explicitement leur avance technologique. Les êtres humains ne cessent par ailleurs de répéter que ces êtres aux larges cerveaux, « signe de grande intelligence et de civilisation », ont certainement dépassé le stade de la barbarie… observe avec humour cette société occidentale centrée sur elle-même qui ne sait analyser l’autre qu’en fonction de son propre nombril.

En réalité, les extra-terrestres sont pire que « barbares ». D’ailleurs, veulent-ils vraiment conquérir la Terre ? Ils semblent juste gratuitement méchants. Ils se moquent sans cesse des êtres humains notamment en recevant leur message de paix et en leur répétant, lors des invasions : « Ne bougez pas, nous sommes venus en paix ». Ils détruisent aussi les symboles des monuments terriens en s’amusant aussi : ils transforment les visages des présidents américains du Mont Rushmore en têtes aliens, ils cassent les sculptures de l’île de Pâques en jouant aux quilles, etc.

Bien évidemment, pour respecter les vieux films américains de catastrophes, se devait de faire défiler de nombreuses guest stars. , la jeune , , et sont quelques uns des exemples que nous pouvons rencontrer dans ce film. Mais surtout, il faut particulièrement relever le charisme de . L’acteur est toujours aussi expressif, parfois à l’excès. Pourtant il joue toujours dans le bon ton. La présence de , dans son propre rôle, fait preuve de son sens de l’autodérision. En tout cas, ce sera aussi par la musique, une musique démodée et terriblement américaine ( de ) que les terriens trouveront une solution efficace pour combattre l’ennemi. Improbable mais terriblement savoureux.

Auteur de l'article : Alexandra

Née le 03.02.1984 | Profession : Etudiante en cinéma | Réalisateurs préférés : , Clint Eastwood, Cédric Klapish, Alejandro Amenabar, Ingmar Bergman, Hitchcock, David Lynch, Darren Aronofsky, les frères Quay, Stanley Kubrick, Michel Gondry... | Films préférés : Les autres, Mystic River, Million dollard baby, Vanilla sky, Sin City, Moulin Rouge, The hours, L’auberge espagnole, Les Noces funèbres de , Requiem for a dream, Funny Game U.S., Vertigo, La science des rêves...

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    Je trouve ta note sévère avec ce bijou de drôlerie, hommage à la SF des 50′s (et pas à Independance Day ou Godzilla, sortis après) que tu sembles pourtant avoir apprécié aussi.
    C’est la 2è facette de Burton: l’une gothique et l’autre colorée et fun: Charlie ou celui-ci; Big fish étant la synthèse des deux.