[critique] The Descendants
Et vous, qu'en pensez-vous ?
A Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille…
Note de l’Auteur
• Date de sortie : 25 janvier 2012
• Réalisé par : Alexander Payne
• Film américain
• Avec George Clooney, Shailene Woodley, Amara Miller
• Durée : 1h50min
• Titre original : The Descendants
• Bande-Annonce :

L’incipit, un accident de bateau. La femme de Matthew King (George Clooney) végète depuis 3 semaines dans un coma profond. Bonne idée du réalisateur Alexander Payne, celle de faire débuter son récit à ce moment traumatique. Guidés par la voix off du personnage principal, nous comprenons que ses yeux seront les nôtres. Matthew King semble se réveiller d’une douce sieste, nous découvrons alors avec lui sa réalité : le lien délité avec ses deux filles (10 et 17 ans), ses amis, sa famille et sa belle-famille. Lorsque le médecin scelle funestement le destin de sa dulcinée, le monde de Matthew King s’écroule. Sa fille lui avoue l’infidélité de sa femme et les amis de cette dernière qu’elle avait pour projet de demander le divorce.
George Clooney joue avec justesse l’impuissance du père de famille. Chaque F*** de ses filles le renvoie à son incapacité à être autoritaire et nous fait rire. Nous regrettons qu’au coin d’un sourire gêné, la tête baissée, nous devinions Mister Decaffeinato. En effet, le talent d’acteur de George Clooney souffre (légèrement) de l’ombre projetée de son personnage public.
Globalement, le film évite l’écueil du mélodrame et du manichéisme à l’américaine. Si le film est triste et sombre dans son ensemble, les pirouettes humoristiques viennent alléger le propos. Le thème reste le deuil et pose le spectateur face à son rapport avec celui-ci, tant par son vécu que par ses craintes personnelles. Par ailleurs, les personnages sont crédibles et nous sommes sans peine en empathie avec chacun d’entre eux. La toile est de fond est particulièrement bien trouvée, Hawaï. Ici, point de carte postale, l’Etat est souvent orageux, gris et humide. Une mention particulière doit créditer le plan final qui montre sobrement le lien familial se recréant. Cette comédie dramatique en chemises à fleurs est rafraichissante de finesse.
















La critique a été rédigée à 4 mains, celles d'Eric et de moi-même
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