[critique] The Messenger
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Jeune officier, Will Montgomery est chargé d’une mission délicate : annoncer aux familles la nouvelle du décès d’un des leurs au combat. Il est formé par Anthony Stone, un partenaire de travail avec qui les relations sont tendues…
Note de l’Auteur
• Date de sortie : 6 juillet 2012 en DVD
• Réalisé par Oren Moverman
• Film américain
• Avec Ben Foster, Woody Harrelson, Samantha Morton
• Durée : 1h 50min
• Bande-Annonce :
Aperçu au Forum Des Images lors du festival Un Etat Du Monde, The Messenger est un drame signé Oren Moverman (le scénariste de I’m Not There et Married Life) qui met sous le feu des projecteurs ces porteurs de mauvaises nouvelles devant annoncer la mort d’un soldat tombé en Irak à la famille restée sur le territoire américain. Drame humain profond et saisissant, The Messenger a tout du petit ovni que l’on n’a pas vu arrivé.
Proposant une approche quasi inédite de la guerre, The Messenger offre une vision beaucoup plus psychologique des maux que la guerre peut engendrer sur les hommes revenus du front ou sur ceux qui n’y sont jamais allés et préfère délibérément laisser de côté toutes images d’actions ou de fusillades dopés à l’adrénaline comme les américains savent si bien le faire. Ici, si vous vous attendez à des effusions de sang, passez votre chemin illico presto.
Retraçant le quotidien de deux messagers militaires, The Messenger nous confronte à deux fortes personnalités que sont Woody Harrelson qui joue un être insensible et intransigeant et Ben Foster la jeune recrue toute juste rentrée du front après une blessure à la tête. Chacun joue son rôle à la perfection, est juste à chaque fois, ne surjoue jamais. Woody Harrelson nous livre une nouvelle fois une prestation saisissante et à fleur de peau (rappelons qu’il a été nominé aux Oscars comme meilleur second rôle) mais la surprise vient étonnement de Ben Foster. Cet acteur plus habitué aux seconds rôles (X-Men L’Affrontement Final, 3H10 Pour Yuma, Alpha Dog…) livre une performance dont personnellement je ne le pensais pas capable. Pas une seconde il ne se laisse démonter par le charisme de son partenaire et chaque confrontation verbale entre es deux hommes est un pur moment d’anthologie (cela vient aussi beaucoup du fait que les dialogues sont très bien écrit). Lui aussi aurait amplement mérité une nomination aux Oscars pour ce rôle.
Drame humain profond et saisissant, The Messenger a tout du petit O.V.N.I. que l’on n’a pas vu arrivé.
A cela s’ajoute une mise en scène quasi parfaite et un montage chirurgical qui ajoutent énormément de crédibilité à cet ensemble et une atmosphère dramatique qui finira rapidement par nous envahir. Face à ce déluge de bons procédés qui sortent du lot en se différenciant des autres productions traitant du conflit irakien, one pourra que regretter plus amèrement une histoire secondaire un peu too-much et beaucoup trop stéréotypée qui ne colle pas forcément avec le propos de l’ensemble. Sur ce point là, Oren Moverman a commis une petite erreur et confère quelques lourdeurs à son bébé. Dommage car autrement le film aurait été parfait.
Au final, sans être la révolution du siècle, The Messenger est un drame psychologique intense qui se place du côté face de la guerre, dans les coulisses d’un quotidien sans repos et impartial qui ne tolère aucun faux pas. Oren Moverman s’affirme avec ce seul film comme l’un des réalisateurs les plus prometteurs de l’année et désormais on espère deux choses : qu’il continue sur cette belle lancée et que The Messenger sorte sur nos écrans pour que le public français puisse le découvrir et l’apprécier comme il se doit. The Messenger : un film à voir et à méditer.














franchement avant on savait faire ce genre de film (du moins des producteurs capables) actuel ayant pour sujet + ou - indirectement la guerre & les héros avaient l'air quelque peu crédible tels que, par exemple, James Woods dans "Salvador" ou G. Hackman dans Mississipi Burning: Ce qui n'est aucunement le cas dans celui-ci ou les protagonistes ont autant de charisme qu'un joueur d'un jeu playstation2 de handball; le discours est en effet stéréotypé, apathique et bien entendu limpide (les méchants sont tous de préf; nazis, musulmans, anti américains ou pauvres) et enfin le personnage principal était une femme dans l'histoire originale!!..
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