[critique] Into The Wild

12 janvier 2009 [critique] Aventure, [critique] Biopic, [critique] Drame 7 commentaires •••     3 783 lectures

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s’aventurant seul dans les étendues sauvages de l’Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Note de l’Auteur

★★★★★★★★★☆

Date de sortie : 09 janvier 2008
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 2h27min
Bande-annonce :

http://www.dailymotion.com/video/x4wl86

« I’m going to Alaska »…
Cette phrase aussi absurde que radicale est la trame de ce bouleversant road trip entrepris par le jeune Christopher McCandless qui décide du jour au lendemain de tout plaquer. Face au confort dont tant de jeunes rêvent, Chris décide de sourire mais de dire non merci. Il veut juste VIVRE ! Comment ne pas être émerveillé par ce jeune diplômé d’Harvard qui tourne le dos à la société de consommation telle que nous la connaissons pour se retrouver dans un van rouillé au milieu de nulle part…
Il est difficile en tant qu’étudiant d’aujourd’hui de ne pas s’identifier à ce Supertramp, vadrouilleur au grand cœur, cheveux hirsutes et sac a dos fermement attelé. Qui n’a jamais eu l’envie de couper ce fragile cordon ombilical qui nous relie à cette société moderne, à la fois rassurante et étouffante ; lequel d’entre nous n’a jamais songé à découper toutes ses cartes bleues et ses papiers de sécurité sociale pour partir respirer loin de tous ces interdits et de ces comportements rationnels que l’on nous impose ?
, c’est une crise d’adolescence mêlée d’un choix de vie réfléchi et extrême.

Il apparaît difficile de construire une critique structurée sur un film qui nous enseigne à justement refuser toute forme de plan, de logique. Disons qu’avant même que les lumières de la salle ne s’éteignent, on a peur, car on sait que sur cet écran vont apparaître les images d’une histoire vraie, filmées par un jamais lasse de nous mettre une grosse claque qui ne peut que nous réveiller. Alors on appréhende, un peu, beaucoup parfois…
Puis la musique se fait entendre (merci  !) et la gueule d’ange du jeune apparaît, comme pour nous rassurer… Et c’est partie pour deux heures trente d’un spectacle grandiose, ou les champs de blé, les communautés hippies, les montagnes d’Alaska et les routes américaines sans fin sont entrecoupés de logements pour sans abris dans les rues de …, l’effervescence d’Harvard et les cris incessants des parents.
La trame est décousue : un peu d’avant, beaucoup de pendant, parfois du maintenant… On évolue comme au fil d’un livre, chapitre par chapitre, à part que ces repères sont ceux de la vie. La voix off de la jeune sœur du héros nous guide et nous apaise tout au long de ce périple hasardeux, tout comme les citations issues des auteurs préférés de Chris qui sont là pour nous rappeler à quel point la culture est primordiale si l’on veut être aptes a penser par nous même sans se laisser endormir par la société. La caméra ralentit, parfois s’arrête, pour nous laisser songeur devant tant de beauté vierge de toute civilisation…
Il arrive même qu’au détour d’une magnifique pomme, le jeune Supertramp se paie le culot enfantin de nous adresser un regard caméra, comme pour nous rappeler que nous aussi spectateurs, pouvons vivre notre vie comme on l’entend, au lieu de simplement la rêver à travers son périple à lui…

Les gros plans sur le visage de notre héros (c’est le cas de le dire) nous permettent d’assister a ses transformations physiques, comme si le réalisateur voulait quand même nous rappeler que l’on n’a rien sans rien…
Puis, sans crier gare, on se retrouve en haut d’une montagne avec un panoramique à 360 degrés a donner le vertige, et on comprend pourquoi ce petit bonhomme de 22 ans a jugé bon de bruler ses derniers billets… Parce que comparé à ces immensités colorées, enivrantes, transcendantes, même les plus sceptiques ne peuvent que s’incliner. Alors oui, on peut se dire qu’à la fin, il est seul, et que tout ça ne valait pas la peine, parce que comme il le dit lui même, le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé… Peut-être… Mais alors on repense à ces personnages hauts en couleur rencontrés tout au long du périple, à cette descente en canoë qui, sans braver les interdits, n’aurait été possible que douze ans plus tard, à ces nuits parsemées d’étoiles passées à ne respirer rien d’autre que de l’air pur…
Il n’en faut pas plus pour être sur : sur que Monsieur Penn a réussi son pari, parce qu’on n’a jamais eu autant envie de croire en ses rêves, aussi absurdes soient ils ; sur de vouloir prendre des risques pour vivre sa propre vie ; sur que la solitude est peut être un passage obligatoire à chacun d’entre nous pour arriver à déterminer la personne qu’on est et qu’on a envie de devenir…

Naïveté, folie, narcissisme, exaltation ou rébellion… ou peut-être tout à la fois…
Toujours est il qu’après 2h27 d’un spectacle féroce et sublime, est un des rares films actuels à nous laisser scotché au fond de notre fauteuil en velours jusqu’à la fin du générique. On est soufflé, épuisé, exalté et surtout sans voix… Et puis on a peur ! Parce qu’on sait que dehors, les voitures vont klaxonner, les gens qui sortent du McDo vont en profiter pour fumer une cigarette et rentrer chez eux rêver de voyages devant Thalassa. Et oui, on est effrayés, parce que vient de nous livrer un cadeau, une formidable leçon de vie, qu’il va maintenant falloir appréhender de façon intelligente…
Alors merci Monsieur Penn pour votre magnifique film, merci Supertramp de nous donner l’envie de réaliser nos rêves les plus fous, et une fois de plus, merci au cinéma de nous ouvrir les yeux, le cœur, et l’âme.

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Auteur de l'article

Liloie

Née le 02.06.1986 | Profession : Etudiante en Droit du Cinéma et de l’Audiovisuel | Réalisateurs préférés : Alejandro González Iñárritu, Ang Lee, Pedro Almodovar, Ken Loach, Quentin Tarantino, Cédric Klapisch, Alfred Hitchcock, Christophe Honoré, Christopher Nolan, Danièle Thompson, Woody Allen, Charlie Chaplin, Sean Penn, Terry Gilliam... | Films préférés : Into the Wild, Slumdog Millionaire, Les Chansons d’Amour, Brokeback Mountain, Ensemble c’est tout, 21 grammes, Versailles, The Dark Knight, Eleve Libre, Two Days inParis, The Notebook, Sin City, Psycho, Kill Bill, L’auberge espagnole, La naissance des pieuvres...

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Un film magnifique, le fantasme de pas mal de monde à mon avis. Et que dire de la BO signée MONSIEUR Eddie Vedder? tout simplement géniale!!

Un de mes plus gros coups de coeur. (http://fan-of-cine.skyrock.com/5.html, pour un avis plus détaillé)

Je ne trouve jamais les mots quand je parle de ce film; c'est tout simplement indescriptible. Emile Hirsch est magistral; Sean Penn n'a pas fait un film, il a fait un chef d'oeuvre, c'est de l'art!

Ce film est vraiment superbement génial, j'ai pir pleuré a la fin c'est tellement horrible

Un film poignant qui donne finalement envie de lire le livre.

Magnifique film et une vraie leçon de vie. à voir absolument

"Happiness only real when shared" Ce n'est pas tout ce que j'ai retenu mais c'est ce qui m'a marqué tout particulièrement. Quel film... Et super article !

Un film magnifique, le fantasme de pas mal de monde à mon avis.
Et que dire de la BO signée MONSIEUR Eddie Vedder? tout simplement géniale!!

Un de mes plus gros coups de coeur.
(http://fan-of-cine.skyrock.com/5.html, pour un avis plus détaillé)

Je ne trouve jamais les mots quand je parle de ce film; c'est tout simplement indescriptible. Emile Hirsch est magistral; Sean Penn n'a pas fait un film, il a fait un chef d'oeuvre, c'est de l'art!

Ce film est vraiment superbement génial, j'ai pir pleuré a la fin c'est tellement horrible

Un film poignant qui donne finalement envie de lire le livre.

Magnifique film et une vraie leçon de vie. à voir absolument

"Happiness only real when shared" Ce n'est pas tout ce que j'ai retenu mais c'est ce qui m'a marqué tout particulièrement. Quel film... Et super article !