Affiche du 32ème Festival International du Film d'Amiens

Ce Vendredi 16 Novembre 2012 commençait le marathon. Pas une course comme les autres, c’est le rythme d’un festival de film qu’il a fallu commencer à prendre. En particulier le Festival International du Film d’Amiens. Le Festival commençait officiellement à 20h par la cérémonie d’ouverture. Et ensuite étaient programmés trois films d’ouvertures. Retour sur cette première soirée, avant la grande course au temps entre chaque films de la semaine.

  •  L’AVANT CÉRÉMONIE

Alors que la cérémonie d’ouverture était à 20h, on pouvait voir beaucoup de gens affluer à la Maison de la Culture d’Amiens dès 17h. Ca fait plaisir de voir tant de personnes qui se sentent concernés mais surtout qui s’intéressent à un festival de film. Surtout qu’Amiens n’a pas la notoriété de Cannes. Mais voilà, il y avait la queue partout, à tous les guichets, pour n’importe quel type de vente ou d’abonnement. Mais rien est à signaler, tout s’est admirablement passé comme prévu et l’organisation n’a aucun défaut.

Pour patienter tranquillement avant l’ouverture des portes du Grand Théâtre pour la cérémonie d’ouverture, le guitariste congolais Jeff Louna était présent dans le hall afin de nous créer une ambiance. Avec sa belle musique jazz, je dirais que le contrat était rempli, rassemblant pas mal de personnes autour de lui où même les collégiens dansaient. C’est dire si Jeff Louna a su faire oublier que c’est du jazz juste pour nous faire apprécier un moment de détente avec la musique.

Mais je ne me suis pas arrêté là et j’ai été jeté un rapide coup d’oeil à l’exposition d’affiches de classiques du Cinéma (aussi dans la Maison de la Culture). Cette exposition ne peut se décrire, elle peut juste s’admirer.
Retrouvez toutes ces photos tout au long de l’article, vu que nous ne pouvions pas prendre de photos durant la cérémonie d’ouverture.

Et il est venu le moment de patienter devant les portes, puisqu’il ne restait que quelques minutes à attendre avant le grand lancement tant attendu. En allant s’asseoir à la terrasse improvisée ou en papotant sagement avec ses amis ou ses proches. Et voilà que les demoiselles bénévoles ouvrent les portes du Grand Théâtre et le public rentre progressivement dans la salle, sans pour autant faire salle comble (en excluant les balcons).

  •  LA CÉRÉMONIE D’OUVERTURE

Le présentateur, dont j’ai oublié le nom, est un comédien et humoriste faisant principalement des one man show. Il a parfaitement tenu son rôle et mis à l’aise le public d’entrée de jeu. C’est ça aussi l’ambiance d’un festival, savoir être proche du public afin de passer un grand moment de cinéma.

Je ne vais pas vous faire un résumé détaillé par ordre chronologique de la cérémonie, il me faudrait plus d’un article pour cela. Je vais simplement vous donner les grandes lignes du déroulement de cette cérémonie.

Tout d’abord, Jeff Louna est revenu à deux reprises pour nous jouer un peu de musique. Une fois avant de lancer la cérémonie et une autre fois pour rendre hommage à Raoul Peck. Tiens, concernant les invités, Raoul Peck était présent. Mais pas que lui : le réalisateur croate Vatroslav Mimica aussi était présent. Et tous deux se sont vus décernés une licorne d’honneur (la licorne d’or étant la récompense suprême de ce festival pour les compétitions).

Ceci était bien après que le maire d’Amiens, Gilles Demailly et que le directeur artistique du festival, Fabien Gaffez, aient déclaré le festival ouvert. Mais ceci tout de suite après un petit discours pour bien rappeller l’enjeu de ce festival du film d’Amiens.

Ce n’est pas pour rien qu’il est intitulé Festival International… En effet, ce festival du film d’Amiens (10 jours par an en Novembre) a l’objectif de nous faire parcourir le monde à travers le cinéma. Une seule passion nous réunit : le Cinéma, le grand, le vrai. En passant par des classiques restauré ou des films méconnus et qui frôlent le chef d’oeuvre. Mais c’est aussi le fait d’aller chercher des films dans plusieurs pays et de se dire que ces merveilleux films étaient sous notre nez, dans un pays étranger mais qu’on ne le savait même pas.

C’est donc l’occasion durant ce festival du film d’Amiens de découvrir des films qu’on ne reverra surement jamais et qu’on ne peut voir qu’ici. Comme par exemple les films qui proviennent de Croatie. Le 32e festival du film d’Amiens nous fait vivre un voyage à travers le cinéma croate. Avec notamment le réalisateur Vatroslac Mimica.

Mais c’est aussi la grande joie de revoir l’intégrale des films de Claude Sautet (oui, tous !) sous le format 35mm. Non, ne soyez pas jaloux. Faut venir à Amiens, c’est tout. Mais ce festival c’est aussi l’occasion de rendre des hommages particuliers à des travaux qui ont touché le public il y a longtemps et qu’il fait bon de redécouvrir : des hommages à Raoul Peck (réalisateur – Haïti) et à Ricardo Aronovich (directeur de la photographie – Argentine).

Le festival du film d’Amiens c’est aussi un festival qui aime le cinéma de genre. Notamment avec le cycle jouissif de la British Horror. Avec un hommage tout particulier au jeune réalisateur qui est le maître dans ce domaine, j’ai nommé Christopher Smith. Cette rétrospective nous fera revivre des films allant de Triangle à The Descent, ou de Shaun of the dead à Black Death. Pour ne citer que cela.

Ce festival c’est aussi l’occasion de fêter un anniversaire : les 60 ans de Positif. Pour cela, 6 films choisis par les rédacteurs du célèbre magazine autrefois concurrent féroce des Cahiers du Cinéma. En voici la liste : Shotgun Stories, Sang pour sang, Boogie Nights, Brewster McCloud, On achève bien les cheveaux et L’homme des hautes plaines. Vous l’aurez compris, cette sélection de Positif a un thème précis qui est : Amis Américains.

Et on ajoutera à ceci un jury (plutôt timide pour l’instant) composé de Mehdi Charef (président du jury), Leila Kilani, Lolita Chammah, Catherine Ruelle et Michel Abramovicz. Et je finirais cette partie du résumé de tout ce qui a été dit durant la cérémonie d’ouverture en donnant deux invités d’exceptions. Ce sont deux actrices énormes : Anouk Aimée et Hanna Schygulla.

  •  LA PAUSE

Voilà la cérémonie d’ouverture terminée, il a donc fallu patienter un peu moins d’une heure avant de voir les films d’ouvertures. Le public sort progressivement du Grand Théâtre et les portes se ferment. Alors que certains attendent devant les trois salles où seront projetés les trois films d’ouvertures, certains préfèrent se promener.

Mais voyons, qu’est-ce qu’il y a de mieux dans une telle pause, en plein festival, que d’aller au café voisin et de savourer un bon moment au bar ou à une table à parler cinéma ? Rien. C’est donc évidemment ce que j’ai fait, je n’ai pas hésité une seconde.

Parlant alors avec des amis ou d’autres personnes totalement inconnues de cinéma, de la cérémonie d’ouverture mais surtout du programme et de notre sélection de films et évènements. Les discussions fut riches et très intéressantes. Après tout, c’est ça aussi un festival : l’ambiance en dehors des salles.

  •  LES TROIS FILMS D’OUVERTURES

Les trois films d’ouverture étaient César et Rosalie de Claude Sautet, Lumumba de Raoul Peck et L’évènement de Vatroslav Mimica. Personnellement, je suis allé voir César et Rosalie avec Yves Montand et Romy Schneider. (Critique complète à voir dans un autre article).

Finalement, cette soirée d’ouverture du 32e Festival International du Film d’Amiens a duré environ 90 minutes. Le temps d’expliquer plus clairement tout ce qui sera fait durant cette semaine à venir mais surtout d’expliquer le pourquoi de cette sélection de films. Plusieurs films, plusieurs cinéastes, plusieurs générations, plusieurs pays, plusieurs cultures et plusieurs plaisirs. Tout ce qu’il y a à faire maintenant que la soirée d’ouverture est passée, c’est apprécier à fond de ce festival avec 350 films programmés.

[source]

  • http://twitter.com/TeddyDevisme Teddy Devisme

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