[CRITIQUE EXPRESS] CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD

CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD
• Sortie : 14 décembre 2016
• Réalisation : Sophie Reine
• Acteurs principaux : Gustave Kervern, Camille Cottin
• Durée : 1h38min
Note lecteurs7 Notes
4
Note du rédacteur

La réalisatrice Sophie Reine, dont CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD est le premier long-métrage, a notamment participé au montage du dernier film de Rémi Bezançon, Nos Futurs. Les deux cinéastes ont en commun le même univers : sensible, poétique, décalé, sans pathos, drôle, tendre, émouvant.

Le récit quasi-autobiographique de Sophie Reine évoque subtilement une situation compliquée pour un jeune garçon, Denis (excellent et juste Gustave Kervern) devenu un homme et un père, l’air de rien. Confronté au deuil de sa compagne, il se débrouille tant bien que mal, sans avoir ni les codes, ni l’argent, ni le temps de gérer le quotidien. Mais au regard de la loi, il est un parent défaillant, et doit suivre un stage de responsabilité parentale. Le propos prête à sourire tant il est vrai que certains parents auraient bien besoin de connaître le béa-ba avant de se lancer… mais apprend-on finalement à être un parent ? Et qu’est-ce qu’un bon parent ? Comment être certain qu’on a l’esprit de famille ? L’amour suffit-il ? Comment allier théorie et pratique ? Que faire lorsque l’on est confronté à la maladie de l’un de ses enfants ? Autant de questions auxquelles le film essaye de répondre, via la rencontre avec l’autre mode d’éducation proposé par Séverine (Camille Cottin, très juste elle aussi).

Cette confrontation donne évidemment lieu à des situations drôles et émouvantes. Bien sûr, le bouchon est poussé un peu loin mais sert le propos subtilement. Les deux filles de Denis sont formidables (Héloïse Dugas et Fanie Zanini) et dans l’ensemble, CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD est un véritable feel good movie !

Sylvie-Noëlle

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