Le pitch : deux quarantenaires se retrouvent parachutés en 1986, époque de leur adolescence. L’occasion de faire un bilan de leur vie, et de ce qu’ils pourraient y changer.

Sur cette idée, les scénaristes ont façonné BIS comme un objet populaire français qui s’auto-cite énormément et cherche le décalage par un regard qui se dirait distant et ironique sur lui-même… Pourtant, les nombreux moments ou BIS tente la réflexion-méta sont proprement dérangeants, observant les acteurs s’enfoncer longuement dans leur propre malaise… Comme conscients d’une idée drôle sur le papier mais impossible à mettre en image sans un minimum de sincérité.
C’est peut être là un des problème de BIS. Le film ressemble trop à un patchwork sans âme d’idées, de références et de clichés issus de la riche pop-culture Française, mais assemblés par un scénario-formule sans aucune once d’originalité associé à une réalisation impersonnelle au possible.

L’autre (gros) problème, c’est l’humour.
Vannes, décors, situations… La confrontation entre deux époques via des personnages anachroniques est la source d’un humour qui repose trop sur l’utilisation de ce contexte pour exister. Le reste n’est que comique de situation (lourd) et exploitation des tics de Merad et Dubosc.

Bis (1)

En fait, BIS est le négatif populaire et commercial de l’excellent Camille Redouble. Tout y paraît d’autant plus déjà-vu, que le film de Noémie Lvovsky contenait déjà sa part d’emprunts à la culture populaire (à commencer par le film de FFC). Le seul point communément réussi, est cette émotion passant par les échanges entre personnages… Lorsqu’ils évoquent par le non-dit, une tendresse qui n’a jamais existé entre-eux. Très beau et délicat dans les deux films, même si, lorsqu »il s’agit d’une fondation du film de Lvovsky,  cela n’est qu’artifice bouche-trou dans BIS.

Difficile donc, de ne pas cracher sur BIS, tant le film cumule les mauvais pas. De son pitch déjà-vu, a son humour qui ne fonctionne jamais (malgré le cachet « nul » de Dominique Farrugia), son manque d’ambition en matière de mise-en-scène… Quelques pointes d’émotion rattrapent de justesse l’ensemble, mais si vous avez un à priori négatif… Absolument rien du film ne vous en fera changer d’avis.

BIS - Critique
2.0Note finale
Mise-en-scène
Scénario
Casting
reconstitution (décors, musique, ambiance)
Humour
Avis des lecteurs 3 Avis

BIS – Critique

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