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BLISS, comédie légère – Critique

Bliss nous entraine sur les pas d’une adolescente en conflit avec sa mère qui n’arrive pas à évoluer librement dans une Amérique puritaine où le faux semblant prend le dessus sur l’épanouissement, une Amérique qu’elle ne comprend pas et qui ne la comprend pas.

Rien de bien excitant me direz-vous avec ce scénario conventionnel mais un certain charme opère durant toute la projection du film. Mine de rien, Drew Barrymore, dont c’est la première fois derrière la caméra, fait son bonhomme de chemin et nous entraine avec elle dans cette aventure colorée servit par un très bon casting.

Ne nous voilons cependant pas la face, Bliss n’arrive pas à la cheville du mythique Rollerball (celui de 1975 bien entendu) et ceux qui espéraient voir des scènes impressionnantes en roller seront forcément déçu. Mais bon, comme les deux ne boxent pas dans la même catégorie, on ne lui en voudra pas. Néanmoins, pour un premier essai, on peut saluer le travail effectué par Drew Barrymore qui ne s’en sort pas si mal au final.

L’univers proposé est intéressant et les décors hauts en couleurs charmeront les spectateurs venus voir ce film certes simpliste mais qui ne nous propose pas qu’une vulgaire coquille vide synonyme d’escroquerie. La BO colle bien avec cet univers et donne un peu plus de crédibilité à l’entreprise de la réalisatrice qui connaît son sujet il n’y a pas de doute. Mais le principal atout charme de Bliss c’est sa brochette d’acteurs ou plutôt d’actrices alléchantes. On prend un réel plaisir à voir se taquiner dans un même film des actrices de la carrure de Juliette Lewis, Drew Barrymore et Ellen Page. Rien que pour cette confrontation permanente, Bliss mérite le coup d’œil.

Le seul gros défaut que j’ai pu souligner c’est la durée en elle-même du film : 1h 51min. Du coup, Bliss traine quelques longueurs avec lui. Le rythme en prend un sacré coup au moral et laissera derrière lui une horde de spectateurs au bord de l’assoupissement. 20 à 30 minutes de moins et il aurait gagné en dynamisme.

Au final, loin d’être une réussite totale, Bliss est une comédie légère réussie pour un premier jet. Malheureusement, le film rejoint également la longue (trop longue ?) liste des films que l’on regarde le sourire aux lèvres et qui nous fait passer un agréable moment mais que l’on se contentera de ne regarder qu’une seule et unique fois. C’est peut-être le plus gros défaut du film qui finira aux oubliettes avec pour mention « aussitôt vu, aussitôt oublié ».

Wesley

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Hando
Hando
Invité.e
12 août 2012 20 h 55 min

Pas trop d’accord sur le « aussitôt vu, aussitôt oublié » : Bliss se démarque des petites comédies américaines (que d’habitude, je trouve niaises) : très bon casting (Ellen Page est géniale dans son rôle), très bonne BO, réalisation classique mais sur un thème nouveau, le roller derby. Bon, quelques clichés avec la relation parents/ados…mais Bliss Cavender reste un personnage très juste et qui a (beaucoup) de charme.
Bliss est un film sympa et poilant  qui se prend pas au sérieux.  

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