La planète Mars a toujours fasciné les récits de science-fiction et par substitution les films. On compte d’innombrables adaptations d’ailleurs, et peu de récits inédits. A chaque fois le genre littéraire sert de référent.
THE LAST DAYS ON MARS ne déroge pas à cette règle puisqu’il s’agit d’un scénario adapté de The Animators, nouvelle de Sydney James Bounds. Malheureusement, rares sont les adaptations réussies. Mars serait-elle une planète maudite ?
Une des références : le Total Recall de Paul Verhoeven ou, dans une moindre mesure celui de De Palma,  Mission to Mars, souvent injustement décrié. Par contre Planète Rouge ou le jeu vidéo Doom peuvent rester sur leur station orbitale.
THE LAST DAYS ON MARS fait parti hélas, des demi-réussites. Une sensation « mi figue – mi raisin ». Déjà, le long métrage aborde deux genres : la science fiction mais aussi l’horreur. Un peu comme Event Horizon, autre honnête série B, ou encore Planète Hurlante. Son scénario pourrait également faire penser à Alien, avec cette infection inconnue. Une bactérie qui vient décimer l’équipage jusqu’à les transformer en espèce de zombies.
On a une équipe composée de scientifiques, techniciens et ingénieurs. Chacun a un égo surdimensionné et veut bien faire. Il y’a même de la jalousie entre les différents postes de cette mission. Chacun voulant ramener la découverte du siècle.
Au fond ce qui intéresse son réalisateur, c’est l’étude psychologique de ce groupe d’hommes. Il s’attarde sur leur réaction face à la peur de l’inconnu. Notre héros d’ailleurs, est habité par le trauma du début de mission. D’autres sont animés par l’orgueil et la réussite sociale.

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Ce qui nous plait dans ce métrage c’est encore ces décors poussiéreux et ses rochers à perte de vues. Le film a d’ailleurs été tourné en Jordanie et aux studios d’Elstree en Angleterre (réputé pour avoir fait naitre les séries comme Le Saint, Le Prisonnier, Chapeau Melon et Bottes de Cuir…).
Après la phase d’exploration en guise de présentation et exposition des personnages. Le film bascule dans un huis-clos assez maitrisé lorsqu’on ne sait pas encore ce que va provoquer cette bactérie. Mais une fois que la menace est dévoilée, le film sombre dans le ridicule car les effets spéciaux sont légèrement foireux. Peut être par manque de budget.
Cependant le casting éclectique est suffisamment fort pour remonter la barre. Liev Schreiber en tête, dans un rôle proche de celui de son anti-héros phare de la série Ray Donovan. Olivia Williams et Elias Koteas sont également là pour renforcer la distribution.
Le réalisateur explore les méandres de leur refuge (leur navette de navigation) et sa caméra embarquée traque les moindres attaques des assaillants. C’est plutôt efficace dans l’action mais le goût de déjà-vu est prédominant. En revanche on ne peut dénier son efficacité et son contrat de divertir est respecté. Néanmoins il manque un petit plus pour en faire une référence du genre et encore plus pour avoir le statut de chef d’œuvre.

CASTING
Titre original : The Last Days on Mars
Réalisation : Ruairí Robinson
Scénario : Clive Dawson (d’après la nouvelle The Animators de Sydney J. Bounds)
Acteurs principaux : Liev Schreiber, Elias Koteas, Romola Garai, Olivia Williams…
Pays d’origine : Royaume-Uni, Irlande
Sortie : 19 SEPTEMBRE 2013 (UK)
Durée : 1h38mn
Distributeur : British Film Institute, The Irish Film Board, Qwerty Films, Fantastic Films
Synopsis :Un groupe d’astronautes découvre des bactéries extraterrestres dans le permafrost martien. C’est alors que l’un des membres de l’équipe est victime d’un accident. En attendant les secours, le groupe tente d’organiser la survie…
BANDE-ANNONCE
LE BLU_RAY

Sortie : 03 SEPTEMBRE 2014
Editeur : TF1 Vidéo
Distributeur : Paramount Home Entertainment France
Nombre de disque(s) : 1
Format : BD-50
Boîtier : Blu-ray Disc
Bitrate : –
Authoring : –
Format vidéo : SCOPE 1080p AVC 16/9 natif
Zone : B
Standard : –
Image : Couleurs
Audio : DTS-HD 5.1 Français et Anglais
Sous-titres : Français
Sourds et malentendants : Français
Suppléments :
Making of

Transfert HD propre comme toujours chez l’éditeur. On regrette néanmoins l’absence d’un commentaire audio de son réalisateur. Certains partis pris auraient mérité une explication.

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