© Twentieth Century Fox France

CHRONICLE, une histoire humaine – Critique

The Avengers, Batman : The Dark Knight Rises, The Amazing Spider-Man. Nul doute que 2012 va encore être une grosse année pour nos amis en collant et super-pouvoirs. Difficile donc de se creuser son trou lorsqu’il s’agit de parler encore une fois de personnages ayant des dons hors du commun. Le réalisateur encore peu connu Josh Trank peut d’ores et déjà rentrer par la grande porte.

Plus qu’une simple histoire de super-héros, Chronicle est avant tout une histoire humaine. Exit actes de bravoure et autres costumes colorés, nos trois adolescents vont d’abord a se redécouvrir eux-mêmes. Josh Trank choisis de dépeindre le mal-être adolescent et les conséquences que cela entraîne. Une atmosphère intime, dénué de toute poésie, à la fois sombre et pourtant si actuel dans les états d’âmes (ou non) de nos trois personnages.

En choisissant comme fil conducteur leur évolution aussi bien dans leurs pouvoirs que dans leurs esprits et non le « comment » de ces derniers, le réalisateur donne du rythme sans avoir besoin d’aller à cent à l’heure. Bien au contraire, par ce parti pris, la moindre scène d’action prend des allures bien plus extraordinaires et on reste coller au siège (la scène de l’avion notamment).

Plus qu’une simple histoire de super-héros, Chronicle est avant tout une histoire humaine.

On pourrait par contre regretter le choix de la caméra subjective en terme de mise en scène. Remis au goût du jour depuis Cloverfield, cette dernière est devenue presque monnaie courante et n’est plus synonyme d’originalité bien au contraire. Chronicle aurait d’ailleurs facilement pu s’en passer tellement le fond est beaucoup plus intéressant que la forme. La caméra ici rend certaines scènes plus guignolesques qu’autre choses et parfois son intérêt s’estompe tellement scénaristiquement qu’on ne sait plus comment faire pour l’expliquer (à l’hôpital par exemple).

Pour fini les acteurs, tout aussi inconnus que le réalisateur ont su rester à la fois simples et naturels. Tels leurs personnages profitant de leurs nouveaux dons, ils semblent s’amuser tout autant à jouer devant la caméra. Une sorte de bouffée d’air frais qui s’achève par un combat dantesque mais malheureusement quelque peu prévisible.

Allan

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nico_courchamp
nico_courchamp
Invité.e
11 mars 2012 15 h 00 min

Tout à fait d’accord sur l’utilisation inutile de la caméra (avec l’escuse du « on a laissé tourné la caméra (en face de lui dans sa chambre d’hosto…) c’est pour l’enquête »). Je trouve que la caméra subjective était la seule originalité de ce film au scénario ultra convenu et bourré de cliché (une belle démonstration du déterminisme sociale en somme) et le réalisateur n’est pas capable de l’utiliser correctement, a vrai dire cela sert surtout à masquer des effets spéciaux ultra kitch. Bref chronicles souffre à mon sens des mêmes problèmes que District 9, une réalisation incohérente et tape à l’oeil servant à masquer les failles d’un scénario sans profondeur. Ils n’ont pas encore compris que ce qui faisait la réussite de Cloverfield ce n’était pas qu’un camescope, mais surtout les règles que Matt reeves s’était fixé: l’unité de temps, de lieu et d’action qui garantissait au film son intensité. A l’inverse chronicles est « monté » (on a même droit à des prises de vus d’autres caméras, pourquoi?) et n’a donc aucune intensité, aucune densité et à cause de ça en temps que spectateur, je n’y ai pas cru.

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