[critique] Coco

Coco, 40 ans, self made man, est l’exemple parfait de la réussite sociale. Parti de rien, immigré, il a réalisé en 15 ans une des plus fulgurantes success story des temps modernes grâce à son invention de l’eau frétillante.
Mais pour Coco, la plus grande consécration est à venir : la bar-mitsva de son fils Samuel qui aura lieu dans six mois. Il invite tout le monde à « l’évènement national de l’année » et promet du jamais vu, de l’époustouflant, du Coco !
Trop obsédé par la perspective d’en mettre plein la vue au monde entier pour « sa » fête, Coco agit avec démesure et frôle la folie sans voir que sa femme, son fils, sa mère et tous ses proches se désolidarisent peu à peu. Cet évènement va devenir pour lui un instant de vérité sur son rôle de père.

Note de l’Auteur

[rating:1/10]

Date de sortie : 18 mars 2009
Réalisé par Gad Elmaleh
Film français
Avec Gad Elmaleh, Pascale Arbillot, Manu Payet
Durée : 1h35min
Bande-Annonce :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x8b7qf_coco-bande-annonce-gad-elmaleh_shortfilms[/dailymotion]

Ce qui motiverait le déplacement pour aller voir Coco serait bien évidemment la présence de Gad Elmaleh. On a espoir de retrouver un de ses personnages dans une fiction aussi bien écrite que Chouchou si bien que la déception face à Coco est grande.
Alors Gad Elmaleh s’est-il simplement appuyé sur sa notoriété ? Un personnage de scène copier-coller sur grand écran est la petite recette du comique déguisé en réalisateur. Il a simplement oublié d’écrire une histoire. Un vague fil rouge cimente une suite de sketchs caricaturaux. Et quel fil rouge ! Un homme souhaitant organiser la bar-mitsva de son fils au Stade de France. Notons en passant que la location de cet humble terrain sportif pour cette scène de quelques secondes est à l’image du personnage, excessivement riche. Gad Elmaleh se sera au moins montrer digne de son personnage, à défaut de l’être pour le spectateur.

Gad Elmaleh se montre naïf d’imaginer que l’excentricité de Coco lui éviterait la pénible tache d’écrire un scénario. Pour lui, un concepteur d’eau « frétillante » organisant une grande fête pour nous « éclater » est suffisant pour faire payer une entrée de salle de cinéma. Heureusement ce film aura pu être visionné pendant Le Printemps du Cinéma à un moindre cout. Gad Elmaleh nous impose de suivre des personnages brassant du vent au travers d’une vaste excuse pour glisser quelques situations comiques présentées par lui-même.
Malheureusement il enchaine davantage les temps morts que les éclats de rire. Voulant se démarquer de son personnage de scène, Gad Elmaleh, sans aucun talent, a tenté de fabriquer une profondeur dramatique à Coco. La subtilité de ces scènes nous crient comme deux énormes spots « Regardez il est malheureux, ce n’est pas qu’un homme excentrique ! ». Il en va de même pour les autres protagonistes de ce film, juste là pour agacer d’avantage le spectateur.

Pour sauver ce film de cette critique peu élogieuse, on peut souligner la scène finale absolument magnifique du fils de Coco sur la glace. Un semblant d’émotion nait enfin (après une heure et demi de film).
Il y a deux mondes et Gad Elmaleh vient de rater le passage des planches au plateau. Que les fans de Gad Elmaleh se rassurent : ils riront quand même ne serait-ce que par principe. Mais pour ceux qui souhaitent faire un choix intelligent : mieux vaut payer 30 euros pour un spectacle que d’attendre le passage de ce film à la télévision.

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