[critique] Copains Pour Toujours

Après trente ans sans se voir, cinq copains d’enfance se retrouvent pour partager un week-end avec femmes et enfants. Leurs relations reprennent là où elles en étaient restées trois décennies plus tôt, et ils vont vite découvrir que vieillir ne signifie pas forcément grandir…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]


Date de sortie : 8 septembre 2010
Réalisé par Dennis Dugan
Film américain
Avec Adam Sandler, Kevin James, Salma Hayek
Durée : 1h 42
Bande-Annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xcvj5i_copains-pour-toujours-bande-annonce_shortfilms[/dailymotion]

Ah l’amitié ! Sensation douce et pétillante que celle d’appartenance à un groupe soudé depuis sa plus tendre enfance. Au sein de ce cercle qui dépasse de loin les limites du cercle familial, chaque membre se prend à rêver de grandeur, d’invincibilité, de toute puissance. Maître du monde, roi de l’univers, on reconstruit le monde le temps d’une soirée autour d’un feu chaleureux où des chamallow n’attendent que notre bouche pour connaître enfin le salut éternel. On se chamaille, on se déteste mais avant tout on s’aime comme les sales gosses que nous étions jadis. C’est ça l’amitié. Un lien indestructible qui prend aux tripes et que seuls ses membres peuvent jouir des bienfaits. Toute autre personne n’appartenant pas à cette secte ne pourra qu’effleurer du doigt cette franche camaraderie. C’est bien le problème avec Copains Pour Toujours : on ne fait pas partie de ce cercle et l’on est condamné à ne rester que de pauvres spectateurs à deux doigts de l’exclusion définitive.

Le problème avec ce film c’est qu’il s’agit d’un film réalisé par une bande de potes ayant visiblement kiffé le tournage mais ayant oublié le spectateur en cour de route. A contrario d’un Ben Stiller qui arrive avec une facilité déconcertante à nous faire entrer dans son univers avec sa bande de fanfarons, Adam Sandler s’est enfermé dans sa bulle et nous en a jamais ouvert les portes. Le charme de ce genre de productions résidant dans cet effet miroir nous renvoyant à des périodes dorées de notre existence, l’effet final de Copains Pour Toujours est plus que décevant. Cela est d’autant plus dommage que le casting regroupe les cadors du genre et que certaines séquences (notamment celles se déroulant au parc aquatique) valent leur pesant en cacahuètes niveau comédie.

Copains Pour Toujours se résumera en un film d’une loufoquerie imperturbable non communicative. Dommage.

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Plop
Plop
Invité.e
3 septembre 2010 19 h 22 min

Personnellement je trouve qu’il mérite au moins la moyenne, pour le reste je ne peux qu’être consterné de voir autant de potentiel inexploité. Certains trouvent qu’avec Expendables c’est le cas, qu’ils regardent Copains pour toujours et ils en comprendront pleinement la définition. Steve Buscemi crève l’écran côté caméos ce mois-ci, Copains pour toujours et Be Bad !, très bon score. D’ailleurs c’est un peu dommage que son caméo soit ce qu’il y ait de plus marrant dans CpT :-/

Plop
Plop
Invité.e
2 septembre 2010 23 h 09 min

Adam Sandler, pas « Sendler », faut se relire quand on veut faire un peu pro, SURTOUT sur un mot en gras…

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