[CRITIQUE DVD] ELECTRIC BOOGALOO

MISE EN SCENE
8
SCENARIO
6.5
CASTING
7.5
PHOTOGRAPHIE
7
MUSIQUE
7
DVD
7.8
Note lecteurs0 Note
0
7.3

2014aura été l’année de la Cannon (même si chez nous le 2ème documentaire sortira le 15/01/15) avec la sortie de 2 documentaires retraçant le parcours de la firme : The Go-Go Boys : The Inside Story of Cannon Films de Hilla Medalia et Electric Boogaloo : The Wild, Untold Story of Cannon Films de Mark Hartley. Cette société de production a connu son essor dans les années 80 – début 90 avec surtout des films d’action dans son catalogue, un soupçon d’érotisme, un peu de films d' »auteurs » mais pas que…

Fondée en 1979 par Menahem Golan et Yoram Globus, La Cannon Group a marqué la production américaine part ses petites séries B au budget. un Studio souvent comparé à une major. Alors que Le premier documentaire dit « officiel » (puisque soutenu par les 2 nababs) se contentait de faire une biographie sage du groupe (le film est une commande des 2 cousins afin de livrer la véritable histoire de la Cannon). Mark Hartley vient alors raconter sa propre version : celle d’un passionné avec le bon comme le mauvais. Autant dire qu’il montre une facette totalement absente dans le GO-GO Boys. Oui la Cannon ce n’était pas que 2 hommes passionnés voulant conquérir Hollywood. C’était aussi des hommes avec leur défaut, leur égo et le fait qu’ils étaient immigré (et donc pas forcément le mieux adapté pour plaire au public américain). Le plus bel exemple étant l’accueil mitigé du film The Last American Virgin (1982) de Boaz Davidson (un des fondateurs de Nu Image qui a produit Expendables notamment) le remake de leur succès israélien : Eskimo Limon (1978).

Electric Boogaloo
slogan d’époque: Cannon films vous propose des films électrisants sous haute tension. Ensemble nous repoussons les limites du cinéma et faisons exploser le box-office.

Il ne faut pas oublier que son réalisateur est un spécialiste du documentaire en Australie. Comme en conteste Not Quite Hollywood: The Wild, Untold Story of Ozploitation! (2008) ou encore Machete Maidens Unleashed! (2010). 2 documentaires sur la vague du genre dans le cinéma australien (l’«Oz-ploitation») : une plongée dans le cinéma bis où se côtoie l’horreur, l’action et l’érotisme pour le 1er et un tour d’horizon du cinéma d’exploitation philippins dans les années 70-80. Il connait donc son sujet côté séries B.
Voulant montrer la face cachée de la Cannon (la partie « Untold » non racontée) avec d’autres intervenants aussi bien des acteurs de leurs films, que des « simples » techniciens ou responsables de Studio. Comme l’ancien patron de la MGM apparemment furieux et assez rancunier sur la mauvaise gestion du catalogue par la firme au lion rugissant.
On a le droit à un bon lot de mécontentements envers eux d’ailleurs jusqu’à même une actrice qui brûle devant la caméra son unique exemplaire VHS de son film en déclarant « voilà ce que j’en pense de la Cannon » ou encore un homme qui dit que « c’était comme aller à la selle : on fait un film, il sort, on s’en torche et on passe au suivant » pour résumer le processus de production exemplaire (sous entendu produire beaucoup et pas que du bons et ce avec un caractère qui se veut très lucratif).
Mais au fond peu importe si cette triste facette nous est dévoilée. La Cannon reste un modèle unique en son genre. Une société qui malgré son arrêt continue à faire parler d’elle encore et encore. Et ça c’est une grande victoire de Messieurs Golan et Globus.
D’ailleurs les intervenants (mais où est passé JCVD? A peine mentionné) ne sont pas toujours d’accord sur les chiffres à l’encontre du duo. Une petite preuve qui montre bien le tort chez les deux partis. Au fond l’histoire de La Cannon se raconte avec les 2 versions et les 2 documentaires sont donc complémentaires. Les anecdotes délivrées par Hartley permettent de faire la part des choses et de connaitre un tout autre point de vue. A nous de se faire le notre.

Dans la course au documentaire sur l’histoire de la Cannon c’est le film soutenu par le tandem qui est sorti 3 mois avant celui de l’australien. Les 2 hommes ont refusé d’y participer d’une quelconque manière.

The Go-Go Boys
Retour sur The Go-Go Boys : The Inside Story of Cannon Films de Hilla Medalia

CASTING
Titre original : Electric Boogaloo : The Wild, Untold Story of Cannon Films
Réalisation : Mark Hartley
Scénario : Mark Hartley
Acteurs principaux : Dolph Lundgren, Bo Derek, Franco Nero…
Pays d’origine : Australie
Sortie : 06 Octobre 2014 – Australie
Durée : 1h47mn
Distributeur : Umbrella Entertainment (Australie)
Synopsis : Mélangeant interviews, nombreux extraits de films et archives, Electric Boogaloo retrace l’histoire de la compagnie de production Cannon dans les années 80, à travers ses nombreuses productions: les plus grands nanars du cinéma, qui ont pris de force la machine Hollywoodienne.
Mark Hartley dresse un portrait sans compromis et savoureux de la Cannon en donnant la parole à près d’une centaine d’intervenants parmi lesquels Dolph Lundgren, Sybil Danning, Charles Bronson, Chuck Norris, Sharon Stone, Tobe Hooper, Franco Nero, Barbet Schroeder ou Luigi Cozzi qui se rappellent avec humour et sincérité de leurs participations à la mythique firme.
Grandeur et décadence de la Cannon et de ses têtes dirigeantes, Golan et Globus, l’aventure unique d’une entreprise ayant changé à jamais l’histoire du cinéma bis.
BANDE-ANNONCE

LE DVD

Sortie : 15 Janvier 2015
Editeur : Films distribution
Distributeur : Luminor
Nombre de disque(s) : 1
Format : DVD-9
Boîtier : Keep Case
Bitrate : –
Authoring : –
Format vidéo : 1.77 16/9 (compatible 4/3)
Zone : 2
Standard : –
Image : Couleurs
Audio :Anglais 5.1
Sous-titres : Français
Sourds et malentendants : Français
Suppléments :
Bande annonce

Excellente image pour un support DVD. Par contre on aurait aimé avoir un master HD comme nos amis allemand. le film est heureusement passionnant du coup la pilule sur l’absence d’un quelconque bonus sur sa conception passe beaucoup mieux.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Plus d'articles
LUX ÆTERNA, la nuit française – Critique