Affiche du film FÉLINS

En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes.
Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire. Bientôt, les eaux seront assez basses pour que les maîtres du nord tentent leur chance au sud…
Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits. Au fil des saisons, tous ces destins vont se croiser à travers une histoire qui n’est ni inventée ni mise en scène, mais captée comme jamais auparavant, de sa bouleversante intimité à sa spectaculaire beauté.

Note de l’Auteur

[rating:10/10]

Date de sortie : 1 février 2012
Réalisé par Keith Scholey, Alastair Fothergill
Film américain
Avec Samuel L. Jackson
Durée : 1h 27min
Titre original : African Cats
Bande-Annonce :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=bS1VYDKCs3s[/youtube]

Disney n’a jamais fait les choses à moitié et ne le fera sans doute jamais. Que ce soit avec ces films d’animations (Blanche Neige Et Les Sept Nains, Cendrillon), la qualité de ses Blu Ray (Le Roi Lion, La Belle Et Le Clochard et même des films tels que Volte/Face ou Armageddon bénéficient du meilleur traitement d’images, tous distributeurs confondus) ou de ses documentaires (Pollen), la firme n’a jamais déçu et n’a jamais profité de la confiance que le public lui renouvèle sans cesse. Bien évidemment certains métrages sont plus critiqués que d’autres à l’image du Alice Aux Pays Des Merveilles de Tim Burton mais même dans ce cas, les qualités sont toutefois légion. En offrant un spectacle d’une beauté presque onirique, Félins ne fera pas exception à la règle.

Superbe documentaire prenant place dans les contrées sauvages du Kenya, Félins suit le quotidien de deux familles différentes à bien des égards : une meute de lions où la hiérarchie est primordiale et une jeune femelle guépard élevant seule ses petits et luttant au quotidien pour leur survie. C’est cette sensation de survie que les réalisateurs Keith Scholey et Alastair Fothergill ont retranscrit à merveille à l’écran. Chaque cm2 de cette faune aussi envoûtante qu’impitoyable regorge d’un danger tombant sans crier gare. Chaque nouvelle journée n’est autre qu’une lutte de plus pour la pérennité de son espèce. Cela donnera naissance à des séquences très fortes sur la chasse en meute (Félins étant avant tout conçu pour un jeune public, n’ayez crainte, il n’y aura pas de sang ni de viscères à l’écran), sur les affrontements entre lions pour la couronne et le trône ou plus étonnant encore une joute « verbale » entre un lion et un crocodile.

Photo (1) du film FÉLINS

[pullquote]Une très belle leçon de vie dont bien des hommes devraient prendre exemple.[/pullquote]

Doté d’une mise en scène féerique et d’images plus belles au fur et à mesure que le documentaire avance dans le temps, Félins prend possession du corps de ses spectateurs (petits et grands confondus) et les harcèle d’émotions toutes plus intenses les unes que les autres. Ainsi donc, on se surprend souvent à rire des « bêtises » des jeunes guépards, à être ému par de beaux moments de tendresse, tendu lorsqu’un dénouement tragique devient inévitable. La larme n’est jamais loin au coin de l’œil et ce n’est pas l’envie de bondir à l’intérieur de l’écran pour changer une destinée tragique ou simplement gâter de papouilles ces jeunes fauves en herbe qui manque. Mais ainsi va la vie, le destin ne peut être changé et ces animaux se porteront bien mieux sans nous.

De Félins découle une très belle leçon de vie dont bien des hommes devraient prendre exemple. Une séance magique qui nous fait applaudir le travail méticuleux d’une équipe de tournage qui a réussi à capter dans leur plus belle intimité des instants de vie uniques. Bravo et merci pour ce spectacle.

Photo (2) du film FÉLINS

[critique] Félins

5