[critique] Frankie & Johnny

Love story moderne ou lui travaille dans un restaurant grec apres un bref sejour en prison et elle, serveuse dans le meme restaurant, refuse toute relation sentimentale…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 05 février 1992
Réalisé par Garry Marshall
Film américain
Avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Gordon Belson
Durée : 1h58min
Titre original : Frankie And Johnny
Bande-Annonce :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=fS_5oooCGv8[/youtube]

J’avoue, j’aime les films qui parle d’amour. Que ce soit les scénarios de Richard Curtis, les dialogues inusables de Billy Cristal et Meg Ryan, la rencontre pure et désenchantée de Nicolas Cage et Elizabeth Shue ou encore la rage démesurée d’un couple comme Mickey et Mallory Knox (oui, même eux), je suis très souvent un spectateur conquis. A ce titre, Frankie & Johnny a justement sa place d’honneur.

Le synopsis reste simple, comme souvent dans ce genre de film. Frankie (Michelle Pfeiffer) travaille comme serveuse dans un restaurant familial, modeste et chaleureux. Sa vie l’est moins. Elle est triste, esseulée par trop de déceptions et de douleurs, et ne trouve de refuge que dans des soirées magnétoscopes (eh oui, on est dans la fin des 80’s), côtoyée d’un énorme pot de glace au chocolat.
Johnny (Al Pacino) vient de sortir de prison. Rien de très grave ne l’y a enfermé, mais il est certain qu’il en sort changé. Amoureux de liberté, d’émotion et débordant d’énergie positive, il ne colle pas (ou plus ?) à la dure vie new-yorkaise. Son séjour en prison lui aura tout de même permis de développer un don, celui de cuisiner. Il cherche du travail, propose ses services dans un restaurant, un parmi tant d’autres. Mais devinez lequel ?

Tout le film tiendra donc sur la rencontre et les échanges entre ces deux personnages. C’est le seul et unique intérêt du film. Les personnages secondaires sont grossièrement dessinés, du meilleur ami gay à la vieille fille en passant par le latino dragueur, tout le monde est là et tout le monde vient d’Hollywood.
Et pourtant… Pourtant quelque chose de puissant, d’original, de poignant se dégage et fait sortir ce film des sentiers battus et rebattus par l’autoroute made in USA qui trace la rencontre d’un homme et d’une femme à la sauce « chaque être est unique ». Car la peur de la vie d’une Frankie trop renfermée sur elle-même n’est finalement qu’une déclinaison de la peur de mourir d’un Johnny trop extraverti pour être réellement insouciant.

Quelques fins détails empêchent le film de sombrer dans un sentimentalisme trop poussé et place bien cette histoire d’amour dans un univers concret : une ville à l’atmosphère dangereuse, l’ombre du sida au détour d’une simple phrase, la violence conjugale comme quotidien des couples modernes, la mélancolie et solitude de chacun. Ces ingrédients drapent le film d’une aura touchante et intelligente qui fait oublier les quelques défauts propres à ce genre d’histoire.
L’épilogue est d’ailleurs assez surprenant dans sa forme et écrit quelques subtils points de suspension. Pour les chanceux qui n’auraient pas encore eu l’occasion de découvrir ce film pour la première fois, combien vous pariez que le « Clair de lune » de Debussy va devenir la musique la plus romantique de votre vie ?

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