Photo du film Les Boxtrolls
(c) Laika / Universal Pictures

[critique] Les Boxtrolls

Mise en scène
7.5
Scénario
6
Casting
6.5
Photographie
7.5
Musique
6
Note lecteurs0 Note
0
6.7
A

près Coraline en 2009 et L’Etrange Pouvoir de Norman (ParaNorman) en 2012, dont l’échec relatif a mis à mal les studios Laïka, Graham Annable et Anthony Stacchi reviennent à nouveau avec un film d’animation en stop-motion intitulé Les Boxtrolls. Adaptant le roman d’Alan Snow “Les Chroniques de Pont-Aux-Rats”, le film surfe indirectement sur la mode des troupes de personnages secondaires à mi-chemin entre mini-monstres et peluches attachantes ou drôles comme par exemple les Minions de Moi, Moche et Méchant.

La technique est au rendez-vous et me semble même un cran au-dessus de leur travail sur leur précédent long-métrage. Tout ce qui est visuel est extrêmement détaillé dans un style proche de leurs précédentes productions et désormais très reconnaissable, proche du look Tim Burton et avec des aspects rappelant les productions Aardman (Wallace et Gromit). L’univers un poil onirique mais surtout très steampunk dispose d’un rendu impressionnant. On pense à l’univers de Roald Dahl (Charlie et la Chocolaterie) ou à l’Angleterre victorienne, avec des touches de Fraggle Rock (l’autre série à succès de Jim Henson, créateur du fameux Muppet Show).

Photo du film Les Boxtrolls
(c) Laika / Universal Pictures

”L’ensemble me semble plus digeste et original que dans l’Etrange Pouvoir de Norman au final et en fait un excellent divertissement d’Halloween, très bien réalisé.”

Si le scénario du film se révèle assez rapidement simpliste dans le cadre de sa trame principale, on ajoutera à cet univers de l’absurde à la mode des Monty Pythons quand on rencontrera un chef de la ville plus obnubilé par son amour du fromage que de sa propre fille, un méchant aux multiples facettes (littéralement) et à des sous-fifres se remettant en question en cherchant à se convaincre face au spectateur du bien-fondé de leurs actes (alors qu’ils sont clairement en train d’agir pour le méchant de l’histoire). Et d’ailleurs si la trame principale et sa morale sur la marginalité et l’importance des apparences sont assez convenues, le non-sens utilisé ainsi que des idées plus osées pour un film pour enfants sont assez intéressants.

Une fois digérée l’apparente lourdeur de cette fable sur la lutte des classes et la marginalité, avec un héros traité à la manière d’un Mowgli recueilli dans Le Livre de la Jungle, le monde des Boxtrolls est dépaysant. Si l’utilisation de ces bestioles est au final relativement anecdotique, elles restent attachantes et la ville de Cheesebridge se révèle être globalement très bien dépeinte que ce soit par ses personnages hauts en couleur ou par son look steampunk et burtonien. L’ensemble me semble plus digeste et original que dans l’Etrange Pouvoir de Norman au final et en fait un excellent divertissement d’Halloween, très bien réalisé. D’ailleurs, le générique de fin est très bien pensé pour rendre justice aux techniciens ayant oeuvré sur le film : ne le zappez pas !

CASTING
Titre original : The Boxtrolls
Réalisation : Graham Annable, Anthony Stacchi
Scénario : Irena Brignull, Adam Pava
Acteurs principaux : Isaac Hempstead-Wright / Miljan Chatelain (voix VO/VF), Elle Fanning / Adèle Ferrier (voix VO/VF), Ben Kingsley / Michel Vuillermoz (voix VO/VF), Nick Frost / Pierre Diot (voix VO/VF)…
Pays d’origine : Etats-Unis
Sortie : 15 octobre 2014
Durée : 1h37mn
Distributeur : Universal Pictures International France
Synopsis : Les Boxtrolls est une fable qui se déroule à Cheesebridge, une ville huppée de l’époque victorienne, dont la principale préoccupation est le luxe, la distinction et la crème des fromages les plus puants. Sous le charme de ses rues pavées, se cachent les Boxtrolls, d’horribles monstres qui rampent hors des égouts la nuit pour dérober ce que les habitants ont de plus cher : leurs enfants et leurs fromages. C’est du moins la légende à laquelle les gens de Cheesebridge ont toujours cru. En réalité les Boxtrolls sont une communauté souterraine d’adorables et attachantes créatures excentriques qui portent des cartons recyclés comme les tortues leurs carapaces. Les Boxtrolls ont élevé depuis le berceau un petit humain orphelin OEuf, comme l’un des leurs, explorateur de décharge et collectionneur de détritus mécaniques…
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