Crédits : Paramount Pictures France

LES CINQ LÉGENDES, un bon film d’animation – Critique

Adaptation de la série de romans de William Joyce, The Guardian of Childhood (encore en cours), qui a également créé Bienvenue chez les Robinson adapté en 2007 chez Disney, Les Cinq Légendes dépeint un univers féérique de gardiens protégeant les enfants en la personne des “légendes” enfantines que peuvent être le Père Noël, le Lapin de Pâques, le Marchand de Sable ou encore la Fée des Dents (l’équivalent de la “Petite Souris” en France).

L’idée est séduisante et le traitement plutôt réussi : en effet, le concept de personnages imaginés pour les jeunes têtes blondes formant finalement une équipe de “super-héros” comparable à des Avengers est jouissif pour les adultes qui iront voir le film. La comparaison super-héroïque est assez logique : comment ces héros surpuissants assez individualistes se regroupant pour sauver l’humanité se seraient appelés s’ils étaient sortis sous la bannière Marvel Studios ?

Il n’empêche qu’une bonne idée ne fait pas tout (dans le contre-exemple, voir la série Revolution de NBC) et qu’ici le scénario comme la réalisation technique suivent pour en faire un long-métrage plaisant. Le design des personnages comme les partis-pris sur leurs caractérisations (pouvoirs, accents, traits de caractère…) coulent de source et sont très bien mis en scène, avec une qualité d’animation et de rendu parfois bluffante. Bien sûr, le scénario reste d’un classique récit d’initiation pour le personnage principal face à un méchant malfaisant mais quelques idées rendent les lieux communs intéressants (l’utilité des dents de lait par exemple).

Qui ne voudrait pas profiter d’un bon film d’animation, où une équipe de super-héros, avec des membres aussi farfelus que le Père Noël ou le Lapin de Pâques, sauve le monde à l’aide de leurs super-pouvoirs ? Je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus !

Par ailleurs, le personnage qui nous introduit dans cette fable héroïque est Jack Frost, l’une des légendes les moins connues en France, qui est censé être responsable des effets de l’hiver (givre, feuilles qui tombent…), et si son utilité, son insouciance mais également son léger aspect “torturé” (mémoire, sentiment de rejet, etc) sont cruciales dans Les Cinq Légendes, je me demande tout de même comment un public connaissant mieux le personnage accueillerait son importance dans le film en étant plus au fait de ses caractéristiques. En effet, son côté moins “déjà vu” que les autres personnages lui donne ici une légitimité et un intérêt supplémentaire en tant que pivot de l’histoire mais ne serait-il pas un choix étrange dans la culture anglo-saxonne ?

Bien entendu, le genre du film pour enfants en rebutera certains pour son mélange de bons sentiments et d’intrigue codifiée mais l’ensemble bénéficie tout de même d’une réalisation digne des meilleurs Dreamworks, et profite également de plusieurs niveaux de lecture pour le spectateur adulte. A noter néanmoins qu’il n’y a en revanche aucune raison autre que commerciale à la filiation avec L’Age de Glace ou Dragons sur les affiches du film : c’est bien du Dreamworks mais le réalisateur comme les scénaristes ou les producteurs n’ont pas bossé sur les films cités. Cela n’empêche pas à Les Cinq Légendes d’être un excellent film d’animation même s’il reste techniquement difficilement comparable à du Pixar et qu’il ne tient pas la comparaison scénaristique avec du Ghibli. Mais, tout de même, qui ne voudrait pas profiter d’un bon film d’animation, où une équipe de super-héros, avec des membres aussi farfelus que le Père Noël ou le Lapin de Pâques, sauve le monde à l’aide de leurs super-pouvoirs ? Je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus !

Éric

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Ted Hardy-Carnac
Ted Hardy-Carnac
Invité.e
21 janvier 2013 1 h 53 min

Je trouve au contraire que le film est nul. Quand Pixar se rate totalement avec Rebelle, alors DreamWorks arrive à faire encore moins bien avec ce film niais, archi-conventionnel, dépourvu de la moindre inventivité et du moindre risque. On rêve autant que devant une usine.

tedsifflera3fois
tedsifflera3fois
Invité.e
21 janvier 2013 1 h 53 min

Je trouve au contraire que le film est nul. Quand Pixar se rate totalement avec Rebelle, alors DreamWorks arrive à faire encore moins bien avec ce film niais, archi-conventionnel, dépourvu de la moindre inventivité et du moindre risque. On rêve autant que devant une usine.

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