[critique] RED

L’heure de la retraite a sonné ! Mais dans certaines professions, la transition peut s’avérer difficile : Franck ne supporte pas l’inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d’amphétamines et Victoria fait des petits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été… agents de la CIA toute sa vie ! Pourtant, quand leur ancien employeur décide d’éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu’en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 17 novembre 2010
Réalisé par Robert Schwentke
Film américain
Avec Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren
Durée : 1h 51min
Distributeur : SND
Sortie DVD : 17 mars 2011
Bande-Annonce :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=uPQu54VHmUo[/youtube]

Production qui engendra un gentil buzz sur la toile en partie grâce à son casting alléchant (Willis, Freeman, Malkovitch), RED est un peu le film pop corn de ce mois de novembre nous entrainant dans un dédale de péripéties au goût de réchauffé bien prononcé mais nous offrant un divertissement honnête et sans bavure. Certains pourront s’offusquer des facilités à la limite de la fainéantise prises par l’équipe du film puisque toutes les scènes ont été piquées à droite et à gauche mais la bonne humeur du casting et certaines scènes d’action bien amenées nous feront passer plus facilement la pilule.

Car il faut bien le reconnaître, le casting quatre étoiles fait des étincelles. Bruce Willis, toujours aussi cool avec ce petit air de je-m’en-foutisme qui a fait son charme auparavant, est exquis en retraité obligé de reprendre du service pour mettre à mal une conspiration (quand on vous dit que le scénario n’est en rien palpitant !), Morgan Freeman fait plutôt bien ce qu’on lui demande avec la sagesse qu’on lui attribue volontiers mais c’est du côté de John Malkovitch qu’il faut se tourner pour apercevoir les scènes les plus croustillantes de RED. En total roue libre, l’acteur nous prouve qu’il n’a rien perdu de son charisme et de sa folie contagieuse amenant à de nombreuses scènes loufoques. Le trio fonctionne à merveille, le plaisir qu’ils prennent à jouer ensemble devient communicatif et bien que les seconds rôles soient tout à fait correct, ils se retrouvent écrasé par ce trio infernal que rien n’arrête.

RED n’a rien d’un chef-d’œuvre qui restera gravé dans nos mémoires mais il y restera gravé comme un divertissement à l’honnêteté sans faille.

Pour être tout à fait franc, une légère frustration se fera ressentir avec l’absence incompréhensible de Clint Eastwood. Incarnant à merveille les vieux grincheux n’hésitant pas à jouer du Colt pour se faire entendre, il est le grand absent de cette production qui aurait accédée à une autre dimension avec sa présence à l’écran qui aurait sans doute été des plus fracassantes.

Au final, RED n’a rien d’un chef-d’œuvre qui restera gravé dans nos mémoires mais il y restera gravé comme un divertissement à l’honnêteté sans faille. Un spectacle pop corn dans toute sa splendeur.

  1. Absolument jubilatoire !

    Je me prendrais bien à rêver d’une suite… Avec des fauteuils roulants façon Rollerball, des déambulateurs nucléaires, une séance de krav maga à la cantine parce qu’il ne reste plus qu’une tarte aux pommes et c’est Bruce qui la veut, et LA scène d’amour épique… Non, là ce serait vraiment trop gore…

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  2. Bruce Willis rempile, dans son sempiternel rôle de justicier qui va sauver le monde de tous les méchants dans un film qui empile les morceaux de bravoure comme des perles. Si vous avez une impression de déjà-vu, c’est normal. La seule « originalité » réside dans le vieillissement assumé de Willis et de quelques-uns de ses acolytes, tous ex-CIA : Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren, les fameux Retraités Extrêmement Dangereux (RED).
    Comment fait-on un film d’action aujourd’hui, alors que tout semble déjà avoir été fait ? Soit on a un budget illimité et on enchaîne les scènes aussi spectaculaires qu’improbables (voir l’hélico dégommé par une voiture dans Die Hard 4 ou le char qui vole dans L’Agence tous risques !), soit on prend du recul, on est conscient qu’on ne fait que du divertissement et on assume sa débilité.
    Heureusement, ici, c’est la 2è voie qui a été choisie et on joue donc au base-ball avec une grenade et une crosse de fusil ! On ne cherchera pas une quelconque crédibilité au scénario, d’ailleurs vous aurez oublié l’histoire dès le lendemain mais on passe un moment pas trop désagréable grâce à la mise en scène efficace. La scène où Bruce sort d’une voiture en train de tournoyer, flingue à la main (!) ou le gimmick de la carte postale pour présenter les lieux témoignent d’un certain savoir-faire.
    Même si on a déjà trop vu ce genre de film industriel, le fun assumé (voir par exemple Helen Mirren, la reine d’Angleterre, en robe de soirée, en train de mitrailler à tout-va) en fait un bon film bourrin du samedi soir. Vite vu, vite oublié. Le DVD est à l’avenant : SND ne s’est pas foulé sur les bonus, avec des scènes coupées inutiles et des interviews où tout le monde dit à quel point c’était géniaaaaaal de bosser avec les autres.

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