[critique] Stone

Alors qu’il compte impatiemment les jours qui le séparent de la retraite, Jack Mabry se retrouve chargé du dossier de Gerald « Stone » Creeson, afin de décider si celui-ci peut bénéficier d’une libération conditionnelle. Incarcéré pour avoir maquillé le meurtre de ses grands-parents en déclenchant un incendie, Stone doit convaincre Mabry qu’il s’est réhabilité. Mais sentant qu’il n’a aucune chance de persuader Jack lui-même, Stone va demander à sa femme, Lucetta, de séduire l’agent. Les efforts de celle-ci pour influencer le verdict vont avoir des conséquences aussi profondes qu’inattendues sur les deux hommes. En jouant sur le parallèle troublant entre leurs parcours et leurs tentatives d’échapper aux plus sombres pulsions, le détenu estompe peu à peu la frontière qui sépare l’homme du côté de la loi de celui qui ne l’est pas…

Note de l’Auteur

[rating:3/10]

Date de sortie : 11 mai 2011
Réalisé par John Curran
Film américain
Avec Robert De Niro, Edward Norton, Milla Jovovich, Frances Conroy
Durée : 1h45min
Titre original : Stone
Bande-Annonce :

Film verbeux et un peu mégalo, Stone avait pourtant des atouts assez prometteurs. Leurs noms ? Robert De Niro et Edward Norton. Si le second est assez fidèle à lui même en terme de justesse et qualité de jeu, le premier surjoue son rôle d’homme blasé et exaspère dans son côté dépressif hargneux. Et on a en miroir de ces deux acteurs, une Frances Conroy juste mais inexistante et une Milla Jovovich diablement et justement putassière mais dont le rôle se révèle peu intéressant finalement.

La fausse bonne idée du film réside dans ses sonorités : du bourdonnement d’insecte au sermon radiophonique, le procédé sert à mettre en perspective le propos qui se concentre énormément sur la spiritualité des personnages principaux. Et très vite, on oscille d’un délire mystique à une tranche de vie dépressive où tout le monde est perdant… et perdu. Y compris le spectateur !

Car durant les quasi-deux heures de ce métrage, on ne sait pas où ce film nous mène : on suppose un thriller carcéral, on observe des échanges dépressifs, on constate un délire christique, et au final on obtient une tranche de vie relativement inutile. Bref, on s’ennuie fermement.

Terriblement surfait et décevant, Stone résume en son titre l’état dans lequel il laisse son spectateur. Fatigant et bancal, verbeux et long : le propos spirituel comme les relations développées dans ce film laissent de marbre. Au mieux à sauver dans ce film : Edward Norton, mais il ne mérite pas les 1h45 de pénitence liée au visionnage de celui-ci.

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