[critique] The Blind Side

Plongée dans l’univers du football américain. Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : 20 novembre 2009 aux USA, prochainement en France
Réalisé par John Lee Hancock
Film américain
Avec Sandra Bullock, Quinton Aaron, Tim McGraw
Durée : 2h
Bande-Annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xck8g3_the-blind-side-bande-annonce-fr_shortfilms[/dailymotion]

The Blind Side est un film paradoxal, un de plus me direz-vous. Le genre de production ni totalement mauvaise, ni totalement bonne qui n’a que pour seul effet de nous laisser de marbre. La faute à qui ? La faute à quoi ? Simplement à cette impression de déjà-vu si tenace qu’elle nous en gâche partiellement le plaisir. Depuis des décennies, le cinéma hollywoodien s’amuse à nous conter de jolies histoires sur des jeunes de quartiers défavorisés, des jeunes à qui la vie a tout fait sauf sourire et qui arrivent, par le biais de rencontres salvatrices et inattendues, à tirer profit de la situation. Un bel happy-ending en perspective comme les américains savent si bien nous les servir sur un plateau d’argent. Sauf qu’à un moment la coupe est pleine et l’on devient totalement hermétique à ce genre de scénario.

Du côté des acteurs nous retrouvons également quelque chose de très conventionnel, trop propre et bien pensant pour réellement nous captiver. Les acteurs jouent certes très bien leur rôle respectif mais ils ne prennent aucun risque, ils semblent plus cachetonner que réellement s’impliquer. Du coup, un manque cruel de profondeur se fait ressentir et l’on a bien du mal à s’attacher à eux (pour un drame pointant du doigt notre condition d’Homme c’est quand même le comble !). Maintenant, la question qui peut nous titiller c’est comment, avec si peu d’implications et de personnalités, Sandra Bullock a-t-elle réussit à décrocher l’Oscar de la meilleure actrice ? Le niveau de cette année était-il si bas ? N’y avait-il personne de plus convaincant comme Gabourey Sibide dans Precious (et encore un drame humain, un !) par exemple ? Car certes, Sandra Bullock est plus convaincante qu’à l’accoutumée mais elle ne méritait en aucun cas sa petite statuette dorée pour ce rôle vu et revu des centaines de fois et qui plus est un rôle où on ne sent pas de réelle implication de sa part.

Niveau réalisation il n’y a pas grand chose à reprocher, la mise en scène est correcte, la BO agréable à écouter et rien ne vient déranger notre œil pendant la projection.

Au final, The Blind Side n’est pas un mauvais film de genre, il est juste un film qui ne prend aucun risque, une production qui se repose sur des acquis développés par d’autres et qui par conséquent n’apporte rien de nouveau à nous mettre sous la dent, un film de fainéant qui ne prend pas la peine d’innover et qui veut juste s’en mettre plein les poches le plus rapidement possible (peut-être est-ce très loin de la réalité mais c’est l’impression que le réalisateur nous donne ici). Mais bon, tant que ce procédé marchera…

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