[critique] Weirdsville

Royce et Dexter sont deux paumés vivant dans l’étrange endroit qu’est Weedsville (« l’étrange ville »). Le jour où Matilda, la petite amie de Rayce meurt dune overdose, ils ne trouvent rien de mieux que de l’enterrer sur le terrain d’un drive-in désaffecté. Mais ils découvrent bientôt que l’endroit sert aux sacrifices d’une secte sataniste.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]


Date de sortie : en DVD et Blu-Ray depuis le 1er septembre
Réalisé par Allan Moyle
Film américain, canadien
Avec Wes Bentley, Scott Speedman, Taryn Manning
Durée : 1h 30min
Bande-Annonce : [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xdy8y1_2-junkies-et-1-pute-weirdsville_shortfilms[/dailymotion]

Réalisateur des remarqués Pump Up The Volume et Empire Records, Allan Moyle revient sous le feu des projecteurs avec un métrage qui n’a pas trouvé de place dans nos salles obscures et qui a donc atterri illico dans les linéaires : Weirdsville ou l’histoire de deux branleurs se retrouvant bien malgré eux dans une histoire loufoque sur fond de satanisme et d’attaques de nains enragés. Alors, si certains films ne méritent même pas d’être visualisés sur un écran de 17 cm, Weirdsville ne mérite pas une telle punition.

Si dans le fond ce métrage mi-américain mi-canadien n’apporte rien de croustillant avec une psychologie réduite à son strict minimum, c’est dans la forme qu’il gagne en crédibilité. Tournant autour de la drogue et de ses conséquences, Weirdsville arrive à nous entrainer avec lui dans cet abysse sans toutefois réussir à égaler un Requiem For A Dream ou un Trainspotting. L’atmosphère est très bien rendue avec des effets de lumière qui confère à la photographie de l’ensemble un petit plus non dénué de charme. Si l’on ajoute à cette ambiance environnante une BO sur mesure qui colle à la perfection avec ce cadre crasseux et décalé, Allan Moyle nous prouve, malgré quelques erreurs de parcours, qu’il a toujours ce côté pétillant qui se retrouve au niveau de la mise en scène. Les acteurs de leur côté viendront compléter ce triptyque conférant à Weirdsville un arrière-goût de divertissement certes simpliste mais d’une honnêté sans faille. On nous a promis du délire et Weirdsville nous en procure ! C’est tout ce qui compte ici. Un film à découvrir qui ne décevra pas à condition de ne pas en attendre monts et merveilles. A bon entendeur…

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Plus d'articles
7. KOĞUŞTAKI MUCIZE, la tragédie prise au piège des clichés – Critique