[critique] Darling

Darling est une femme d’aujourd’hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l’impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l’épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d’une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d’elle même une énergie pour continuer.

Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d’une héroïne de tragédie.

Note de l’Auteur

[rating:9/10]

Date de sortie : 07 Novembre 2007
Réalisé par Christine Carrière
Film français
Avec Marina Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain
Durée : 1h33min
Bande-annonce :

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Darling fait partie de ce genre de film qu’on regarde parce qu’on sait qu’on va adorer. En 2 minutes de bande-annonce, on a déjà cette petite boule au milieu de la gorge, une boule que l’on garde pendant tout le film.
Le personnage de Marina Foïs est assez troublant, difficile à cerner pour ma part. Elle est émouvante et drôle, d’une naïveté extrême. Elle a l’air d’être dans son propre monde, totalement déconnectée de notre réalité, un monde tout rose, sans réel danger (qui, ici, monterai dans le camion d’un parfait inconnu, ivre, pour aller nulle part ?).

Elle nous emporte dans sa vie, parsemée d’embûches, ces dernières s’enchaînant avec une grande fluidité. Elle s’en prend plein la gueule, se relève, ne se plaint pas et continue à espérer une vie meilleure.
On est partagé, que penser d’elle ? Une femme enfant tellement naïve et idiote ? Ou une femme pleine d’espoir, qui a un but : réaliser ses rêves et qui fait preuve d’un grand courage pour se relever après chaque coup. J’avoue que parfois, on a envie de gueuler, qu’elle réagisse, qu’elle voit la merde dans laquelle elle se trouve, cette merde qui nous saute aux yeux dès le début.

Soulignons aussi le superbe jeu des deux acteurs principaux, Guillaume Canet, plus que crédible en « gros salaud », limite ça lui va bien… Mais on est surtout scotché par Marina Foïs, bien loin des comédies dans lesquelles on a l’habitude de la voir (bien qu’elle garde ce côté naïf). On l’aime dans ce genre de rôle, une seule chose à dire, qu’elle continue dans cette voie.
Pour résumer, Darling est un film à regarder avec jogging, pot de glace et paquets de mouchoirs.

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