[critique] Le Nombre 23

Walter menait une vie paisible, jusqu’à ce qu’il découvre un étrange roman, Le Nombre 23. D’abord intrigué par ce thriller, Walter s’aperçoit rapidement qu’il existe des parallèles troublants entre l’intrigue et sa propre vie. Peu à peu, l’univers du livre envahit sa réalité jusqu’à l’obsession. Comme Fingerling, le détective de l’histoire, Walter est chaque jour plus fasciné par le pouvoir caché que semble détenir le nombre 23.
Ce nombre est partout dans sa vie, et Walter est de plus en plus convaincu qu’il est condamné à commettre le même meurtre que Fingerling… Des images cauchemardesques se mettent à le hanter, celles du terrible destin de sa femme et d’un de leurs amis, Isaac French. Walter ne pourra plus échapper au mystère de ce livre. Ce n’est qu’en découvrant le secret du nombre 23 qu’il aura une chance de changer son destin…

Note de l’Auteur

[rating:2/10]

Date de sortie : 28 février 2007
Réalisé par Joel Schumacher
Film américain
Avec Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman
Durée : 1h40min
Titre original : The Number 23
Bande-annonce :

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Il y a également le 13, le 7, le 666 ou encore le Nombre d’Or ou même Pi. Mais ici on parle d’un autre nombre, le 23. Joël Schumacher (Tigerland, Phone Game) met en scène Jim Carrey (The Mask, The Truman Show) dans un thriller qui flirte avec le fantastique. Autant le dire de suite, le film est assez mauvais. Il y a de plus un fond de psychologie de comptoir qui rend un peu amer son déroulement toute somme due bancal.

Walter se fait offrir par sa femme un livre, « Le Nombre 23 ». Il l’accepte, sans grande euphorie. Puis finalement se prend au jeu de le parcourir, de le lire, de littéralement le dévorer. Puis il s’imagine une seconde vie, une vie parallèle à la sienne. Celle du livre. Car il est persuadé que ce dernier raconte sa propre vie. A un détail près, il est le détective Fingerling dans ses pages. Un homme mystérieux, sombre et en proie à des tourments incessants.
Walter va également tomber dans la spirale sans fin d’une déchéance pseudo-mentale.
Jim Carrey lui-même est fasciné par ce chiffre puisque sa société de production se nomme JC23 Entertainment.

Mais là où tout coince dans le film, c’est son coté brouillon et fouillis. Il y a quelque chose qui cloche mais on ne sait pas trop quoi à vrai dire. Sans compter l’irrésistible envie de tout ramener à ce chiffre qui, entre nous, ne veut strictement rien dire. On nage totalement dans le burlesque lorsque Walter commence à démontrer à sa femme et à son fils que tout est rattaché au nombre 23. Petit cours de calcul : ils habitent au 1814, donc 1+8 = 9 et 9+14 = 23 dixit le film. Oui mais pourquoi pas additionner 1 et 4 aussi ? Ce qui nous donnerait 1+8 = 9 et 1+4 = 5. 5+9 = 14. Bingo ! Je les ai eus !
Alors, après, quand Isaac French, un professeur hors pair, nous dit que 2/3 = 0.666, donc le nombre du diable…
Tout ceci pour dire que ce film, ne serait-ce que par ses calculs qui n’ont ni queue ni tête, ne tient pas réellement 2 secondes la route. Il se prend d’ailleurs un arbre, avec un tronc monumental, en pleine face.

Le Nombre 23 est à placer, dans votre filmo de Schumacher, à coté d’autres « joyaux » du réalisateur, on peut citer Batman Forever – où lui et Jim Carrey était déjà sur le même plateau – ou le très réussi Batman & Robin (private joke, quand tu nous tiens). Dans tous les cas il ne peut être un bon film, ne serait-ce que par son scénario décousu – fait par un scénariste inconnu -, son script au ras des pâquerettes et un manque total de jugeote.
Il y a quoi de bon à retenir alors me direz-vous ? Jim Carrey n’est pas trop mal dans son rôle à double-emploi. Notons une photo correcte, réalisée par Matthew Libatique (Requiem For A Dream, Gothika, Iron Man). Le reste est à rapidement oublier.

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