Alors que des nuages apparaissent au-dessus de avec l’entrée dans la partie des nouvelles plateformes Disney+ et AppleTV+, le site de streaming continue d’élargir son offre de contenu avec , une nouvelle série consacrée au BDSM.

Une galerie sombre aux halogènes roses crépitants… Des hurlements résonnant dans l’ombre… Lorsque le couloir qu’il longe débouche sur une pièce rose bonbon aux jouets en latex parsemés sur le mur, Pete (Brendan Scannell) comprend soudainement que les cris qui l’entourent n’expriment pas de la douleur mais du plaisir. À la demande de son ancienne amie Tiff (), il va devenir l’assistant d’une Cendrillon exceptionnel. Maîtresse dominatrice le soir, étudiante en psychologie le jour venu, la jeune femme mène une double vie pour le moins plutôt excitante. Sachant que son ami, comédien en devenir, manque d’argent, celui-ci n’aura pas d’autres choix que d’accepter son offre :

« Il faut que tu sois le Kevin Costner de ma Whitney Houston. »

Ici la sexualité ne connaît aucune limite si ce ne sont les cordes de Maîtresse May, l’alter-ego dominant de Tiff. Sexe anal, golden shower, violence physique, À travers le personnage de Pete, le spectateur découvre l’univers fascinant du BDSM, abréviation signifiant « Bondage, Domination, Sadisme et Masochisme. » Sexe anal, sextoys, violence physique, fursuiters… Tous les fantasmes et différentes formes de sexe sont représentés même si on reste bien loin de ce que l’on pourrait attendre d’une série déconseillée aux moins de 16 ans.

Photo de la série Netflix BONDiNG

En effet, le sexe est visuellement peu représenté dans la série. Au-delà du sadomasochisme, c’est l’aspect psychologique et social de cette dernière qui prend le dessus. Le terme bonding ne renvoie pas seulement à la technique de bondage mais également aux liens affectifs qui peuvent lier deux personnes, une deuxième définition à garder en tête alors que l’amitié entre Tiff et Pete devient aussi unique que touchante. À travers ce métier, les deux personnages réalisent leur introspections et s’affranchissent autant qu’ils libèrent leurs clients.

L’évolution de cette amitié est d’autant plus intéressante que pour la jeune femme, le BDSM est avant tout une pratique sociale avant d’être sexuelle. Selon elle, il existe un conflit direct entre les rôles sociaux classiques. Alors que la société promeut une vision de la femme soumise au patriarcat, l’adepte du sadomasochisme renverse les rôles avec l’aide de Maîtresse May en devenant le dominé. Un aspect intéressant soulevé par la jeune étudiante en psychologie qui va ainsi aider avec son métier des hommes à se libérer de carcans sociaux archaïques.

Photo de la série Netflix BONDiNG

Durant sept courts épisodes, BONDiNG plonge les spectateurs dans l’univers du BDSM. Le sujet est difficile à aborder et le recours à l’humour permet de ne pas tomber dans la vulgarité. Cependant, la série n’a rien de l’esprit désopilant d’une création de Ryan Murphy. Les scènes réellement comiques sont rares malgré la présence de D’Arcy Carden (la parfaite Janet dans The Good Place). Sans une sexualité omniprésente et un potentiel comique limité, le format court est donc entièrement occupé par l’amitié entre les deux personnages principaux. Si BONDiNG reste une série agréable à regarder grâce à son format bref (moins de vingt minutes), elle ne rentrera pas au Panthéon du petit écran.

Sarah Cerange

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BONDiNG attache les corps mais pas les cœurs -
Titre original : BONDiNG
Réalisation : Rightor Doyle
Distribution : Netflix
Acteurs principaux : Zoe Levin, Brendan Scannell, Micah Stock
Date de sortie : 24 Avril 2019
Durée : 12-17 min
2.5Attachiant
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