La série se déroule dans le célèbre bâtiment new yorkais du 30 Rockefeller Plaza, et relate les vies professionnelles et personnelles des différents personnages travaillant, pour la plupart, pour TGS (The Girlie Show), une émission de télévision fictive. L’équilibre de l’émission est chamboulé par l’arrivée de , une ancienne star excentrique d’Hollywood.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 21
Format : 25 minutes
Date de 1ère diffusion US : 11 octobre 2006 (NBC)
Date de 1ère diffusion FR : 21 avril 2008 (Canal+)
Création :
Avec Tina Fey, , Tracy Jordan,

Clips promotionnels :

Série comique multi-récompensée aux Etats-Unis, se démarque des sitcoms à succès de ces dernières années comme , ou encore de par son traitement à la fois plus loufoque et plus “intellectuel”. Il n’est pas rare en effet d’entrevoir au gré des dialogues très bien écrits de cette série une critique cinglante de l’Amérique contemporaine, notamment de l’administration Bush, alors que la politique n’effleure quasiment pas les autres oeuvres que j’ai évoqué plus haut. Cet ancrage aux États-Unis dans une époque précise pose parfois problème d’ailleurs au téléspectateur français moins au fait des problématiques du citadin américain moyen (santé, politique, économie, etc…) que le public US.

Le cast est assez éclectique et chacun des personnages amène sa dose de loufoquerie à l’ensemble. D’un côté le duo Liz Lemon / Jack Donaghy dans un rapport de force patron / employé aux opinions totalement contraires sur le papier qui évoluera au fil du temps amène notamment les critiques sociétales évoquées plus haut. Et de l’autre un trio Kenneth / Tracy / Jenna tout en loufoquerie avec des frasques d’acteurs d’une part et une admiration béate de l’autre où l’on retrouvera un véritable comique de situation. Si Alec Baldwin en Jack Donaghy ou encore Jane Krakowski en Jenna (déjà aperçue dans ) ne déméritent pas, la série est portée, au propre comme au figuré, par l’interprète de Liz Lemon : Tina Fey. En effet, Tina Fey est également la créatrice de la série et son expérience au sein du célèbre show Saturday Night Live lui a sans doute permis de savoir mettre le doigt “là où ça fait mal”.

Ah et je vous entend sur votre fauteuil vous demander : “Bon, c’est pas tout ça, mais dans 30 Rock, est-ce que l’on rit ou pas ? C’est quand même une comédie, non ?”. Je dois avouer que si le propos est très souvent pertinent, les gags et les répliques sont assez inégaux. On sourit régulièrement mais l’ensemble d’un épisode peut laisser sur sa faim : la critique incisive n’est parfois pas très fine, certaines références un peu trop obscures et certaines loufoqueries un peu trop… loufoques. A la limite, je serai plus de l’avis de qualifier 30 Rock (en tout cas, sa première saison) de série “détente”, plus que de série “comique”.

Au final, cette première saison de 30 Rock donne un peu l’impression d’être une série “de critique”, c’est à dire celle qui remporte des prix mais que le public boudera un peu car parfois trop ciblée (références, critiques). Ses personnages sont pourtant bien campés et les répliques sont très bien écrites, mais il manque un personnage-clé purement comique (comme Barney dans HIMYM ou Sheldon dans TBBT) usant de gimmicks faciles pour faire rire le spectateur. A l’image d’un show à la Saturday Night Live, l’ensemble est parfois décousu et ça pourra déplaire à ceux qui cherchent une comédie “facile”. A essayer pour savoir si on est sensible à ce genre de série.