L’accession au pouvoir du cardinal catalan Rodrigue Borgia et de son clan, qui s’efforcèrent d’instaurer une dynastie pour exercer leur domination sur le monde. Bien qu’étant un homme de foi, Rodrigue était aussi esclave des plaisirs charnels. Il devait non seulement déjouer les complots et les conspirations de ses collègues cardinaux et des représentants des grands pouvoirs, mais aussi mener une lutte pour contenir les rivalités qui menaçaient de déchirer sa famille.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 12
Format : 52 minutes
Date de 1ère diffusion FR : 10 octobre 2011 (Canal+)
Titre original : Borgia
Création : Tom Fontana
Avec John Doman, Stanley Weber, Mark Ryder, Isolda Dychauk

Bande-annonce :

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Enième création Canal+, Borgia nous propulse sur les traces d’une famille arrogante et manipulatrice prête à tout pour accéder aux plus hautes sphères du pouvoir. Chacun d’entre eux est prêt à tous les stratagèmes pour parvenir à ses fins quitte à tuer et manipuler ses plus proches amis. Le ton est donc donné dès le premier épisode riche en trahison, sexe et malveillance en tous genres.

Ce qui frappe d’emblée avec cette série et comme avec la plupart des créations originales de Canal+, c’est cet esthétisme très travaillé qui nous embarque sans ménagement dans l’atmosphère de la série. En l’occurrence Rome et ses alentours. Les décors ainsi que les costumes sont sublimes, la photographie de grande qualité laisse pantoise et la mise en scène est digne des meilleurs réalisations sur cette époque riche en couleurs. Borgia est un véritable régal pour les yeux et l’on comprend aisément où est passé son budget pharamineux. A ce niveau, Borgia atteint, sans prétention aucune, le panthéon des plus grandes séries du genre.

Malheureusement c’est du côté du scénario et du rythme que la série peinera à convaincre pleinement. L’histoire en elle-même reste très proche des événements réels de la triste histoire de l’Italie et de la papauté mais après les quatre premiers épisodes qui sont d’une excellence sans faille, une cassure auprès du rythme s’opère. Après un rythme très rapide qui nous faisait passer d’une scène de torture à une scène de sexe, une scène de rixe à un dialogue jubilatoire, Borgia se perd en dialogues interminables par moment et dans un rythme trop lent pour captiver pleinement l’attention du spectateur. Le propos reste néanmoins cohérent jusqu’au dernier épisode mais cette fougue première ne sera malheureusement plus.[pullquote]Un cadeau divinement bien emballé mais décevant une fois découvert.[/pullquote]

Dès lors, Borgia ressemble plus à une série comme Maison Close qu’à une série du gabarit et du magnétisme de Rome dans le sens où l’on pourrait la présenter comme un cadeau divinement bien emballé mais décevant une fois découvert. Dommage car une multitude d’éléments, y compris une direction d’acteurs – tous plus étonnants les uns que les autres – implacable était rassemblé pour en faire un divertissement spectaculaire et jouissif. Le soufflé est malheureusement très vite retombé.

[critique série] Borgia – Saison 1

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