Affiche Californication - Saison 4

Hank Moody est romancier et séparé de la mère de sa fille de 13 ans. Il est aussi accro aux femmes et aux drogues et ne peut s’empêcher de dire la vérité, tout le temps et à tout le monde. Oui, Hank est auto-destructeur…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Saison : 4
Nombre d’épisodes : 12
Format : 25 à 28 minutes
Date de 1ère diffusion US : 9 janvier 2011 (Showtime)
Titre original : Californication
Création : Tom Kapinos
Avec David Duchovny, Natascha McElhone, Evan Handler
Trailer VO de la saison :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

Quatrième saison d’une série qui a beaucoup fait parler d’elle au démarrage et qui petit à petit a fini par passer sous les radars, Californication. Quatre saisons déjà que l’on suit les (més)aventures de ce cher Hank Moody, écrivain sulfureux qui a puisé son charisme du côté de Charles Bukowsky plutôt que d’un scribouillard à la Marc Lévy. L’occasion était donc trop belle pour dresser un bilan de ces quatre saisons.

Californication fait partie de ces séries allant constamment dans le politiquement incorrect pour bousculer les mœurs américaines, mœurs bien pensantes et catholiques nous plongeant dans une léthargie dévastatrice. Sexes, drogues, alcools, grossièretés seront donc de la partie sur fond de rock’n’roll. Mais cela suffit-t-il pour tenir en haleine un spectateur en demandant sans cesse plus ? Oui, mais…

Le problème qui se pose avec une série comme Californication, qui compte déjà plusieurs années au compteur, est cette sensation de tourner en rond devenant plus persistante à chaque épisode. Cela se vérifie avec cette dernière saison. La sensation de revoir encore et encore les mêmes scènes, d’entendre encore et encore les mêmes dialogues, d’assister encore et toujours au même dénouement commence à peser. Chaque nouvel épisode, pourtant très bien rythmé, sent bon le réchauffé.

Photo (1) Californication - Saison 4

Malgré tout, la série arrive toujours à nous embarquer dans un manège déjanté. Un peu à l’image d’un True Blood, série dans laquelle il se passe très peu de choses au final, Californication possède un magnétisme quasi inébranlable qui force le spectateur à rester scotché devant son écran de téléviseur. Les scénaristes semblent même se faire un malin plaisir à nous resservir leur vieille soupe tiède. Mais si cela continue de fonctionner, pourquoi s’en priver ? [pullquote]Cette quatrième saison ne produira sur nous qu’une demie molle pas désagréable mais pas totalement convaincante non plus.[/pullquote]

Le seul attrait véritable de cette saison réside dans ses seconds rôles et surtout un, Rob Lowe. Si deux ou trois séquences (pas plus) feront hurler de rire certains et le fait que Hank Moody soit toujours aussi « cool » en ravira d’autres, c’est essentiellement à travers son personnage aussi improbable que déjanté que l’intérêt de cette quatrième saison passera. Cassant son image de belle gueule bien sage, Rob Lowe endosse le costume improbable d’une star complètement à l’ouest adorant déféquer sur ses partenaires sexuelles. Le résultat ne se fera pas attendre et ce personnage apparaîtra comme l’un des plus succulents, toutes saisons confondues.

Au final, bien loin de nous embarquer dans une aventure nouvelle et virevoltante, cette quatrième saison ne produira sur nous qu’une demie molle pas désagréable mais pas totalement convaincante non plus.

Photo (2) Californication - Saison 4