G rand fan de DC plutôt que de Marvel et après l’immense déception qu’ont été Arrow et The Flash à leur sortie, je n’attendais pas énormément de la nouvelle adaptation d’un comics de super-héro sur petit écran. Je me suis donc lancé dans DAREDEVIL par curiosité (avec peut être un brin de scepticisme malgré les bandes annonces et le teasing alléchant que nous a proposé Netflix). Ma surprise n’en fut que plus grande car chacun des 13 épisodes m’a convaincu. Je pense même que cette adaptation peut résonner comme une « révolution » dans les séries de super héros jusqu’ici encore trop écrite à destination d’un public prépubère avec des castings de mannequins, des scénarios trop prévisibles et des personnages peu travaillés en profondeur. Comme The Dark Knight en son temps, DAREDEVIL est donc très sombre, réaliste et s’adresse à des spectateurs plus mature.  Et c’est bien là la première véritable force de la série : elle prend son public au sérieux, et c’est un véritable plaisir.

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DAREDEVIL amène un vrai vent de fraîcheur aux films (séries) de super-héros en abordant un aspect des comics un peu oublié, celui de la violence. Parce que oui, ici les méchants saignent (beaucoup) mais le justicier masqué en prend également pour son grade, échappant de justesse à une mort prématurée plusieurs fois tout au long de cette saison. Ce pas que Marvel n’avait jamais osé franchir dans ses films Disney amène de la contenance et du réalisme à une série non pas parfaite, mais dont les petits défauts sont vite oubliés – je pense notamment à une scène de course poursuite d’une voiture où les acrobaties de Matthew semblent lui faire perdre plus de temps qu’il n’en gagne.  Les scènes de combats (plutôt rares pour ce genre de série) sont parfaitement chorégraphiées, tout en finesse, oubliant les ralentis et autres artifices beaucoup trop superficiels, tendance ces dernières années.

“Netflix parvient enfin à nous livrer une adaptation passionnante d’un super-héros Marvel via un univers sombre et violent. Une véritable claque.”

Charlie Cox réussi à nous proposer un personnage travaillé et torturé par ses propres démons, justicier masqué intraitable la nuit et avocat au service de la loi le jour. Mais Matt Murdock n’est pas le seul personnage qui rayonne, car cette première saison peut compter sur une Karen Page resplendissante de sincérité, un Foggy troublant, et un Wilson Fisk démoniaque en brute épaisse très émotif. Mais après Matt Murdock, c’est James Wesley (Toby Leonard Moore) qui pour moi affiche le plus de charisme et met en valeur toute la tension entre Fisk et Daredevil. Son rôle d’assistant du Caïd redouté par toute la pègre de Hell’s Kitchen permet de lier tous les protagonistes avec brio. Ainsi, chaque personnage de la série trouve sa place, la frontière entre le bien et le mal n’est jamais claire tant chacun d’entre eux la franchit d’un coté ou de l’autre quasiment à chaque épisode. Le justicier masqué n’enfilant son costume que dans les dernières minutes de cette saison, cet aspect super-héros n’est ici qu’effleuré, ce qui à mon sens constitue un des points forts de la série (cela nous permet de ne pas nous concentrer exclusivement sur un Daredevil tout puissant et sûr de lui).

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Globalement, tout fonctionne dans DAREDEVIL et on est ravis de voir une telle réussite car la série réussit parfaitement à nous faire oublier l’interprétation de Ben Affleck en 2003. Je suis maintenant très enthousiaste à l’idée de revoir Charlie Cox d’ici quelque temps dans The Defenders, apothéose du plan de développement super-héroïque de Netflix. Même si je ne peux m’empêcher de redouter la commande d’une deuxième saison, je ne peux qu’être confiant compte tenu de la qualité de ce que nous propose ici Drew Goddard, et je serais évidemment au rendez-vous !

LOÏC

INFORMATIONS

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Saisons : 1

Nombre d’épisode: 13
Format : 52 minutes
Avec : Charlie Cox, Rosario Dawson, Vincent D’Onofrio
Distributeur: Netflix
Première diffusion : 10 avril 2015
Synopsis :  Aveugle depuis l’enfance, mais doté de sens incroyablement développés, Matt combat l’injustice le jour en tant qu’avocat et la nuit en surveillant les rue de Hell’s Kitchen, à New York, dans le costume du super-héros Daredevil.
Adaptation du comic book Marvel homonyme.

BANDE-ANNONCE

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Serre Quentin
Invité

Je suis tout a fait en adéquation avec ton article qui pour moi refléte bien le niveau de la série.
Depuis l’hegémonie de MARVEL sur les super héros, il s’était imposé une sorte de dictact sur la violence qui devait rester minime, hors ici, elle est omni présente et la ville elle aussi joue un rôle a part entiére et je trouve que c’est un vrai plus pour cette série qui pour des débuts a tout d’une trés grande !!
Merci encore pour l’article.

Loïc
Invité

Merci.
Le fait que Matt Murduch/Daredevil ne guéri pas instantanément de ces blessure d’un épisode à l’autre est très intéressant. Comme on peut voir son corps marqué par cette violence omniprésente, le justifier parait plus humain et plus proche de nous.
Je suis entièrement d’accord avec vous pour l’importance de la ville, l’ambiance de Hell’s Kitchen joue un rôle important dans le coté sombre de la série et cela contribue à jouer plus ou moins avec la frontière entre le bien et le mal.

[CRITIQUE SÉRIE] DAREDEVIL – Saison 1

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