Les péripéties de 6 jeunes newyorkais liés par une profonde amitié. Entre amour, travail, famille, ils partagent leurs bonheurs et leurs soucis au Central Perk, leur café favori…

Note de l’Auteur

[rating:9/10]


Saison : 10
Nombre d’épisodes : 237
Format : 22 minutes
Date de 1ère diffusion US : 22 septembre 1994 (NBC)
Date de 1ère diffusion FR : 16 avril 1996 (Jimmy)
Création : , David Crane
Avec , , , Jennifer Aniston, Matt LeBlanc,

Best-of du bêtisier de la série (VO) :

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Tout a sans doute déjà été dit sur . En effet, un tel succès aux Etats-Unis comme en France (où elle est encore aujourd’hui multi-rediffusée, comme si cette comédie était une sitcom AB Production ou La Petite Maison dans La Prairie des années 90), ça délie les langues et les claviers. Force est de constater que la notoriété des Ross, Rachel, Monica, Chandler, Joey et Phoebe et de leur fameux Central Perk est globalement méritée : malgré un postulat de départ assez mince (6 amis, 2 appartements, 1 bar), cette comédie a su renouveller les acquis d’irrévérencieuses sitcoms comme ou des plus consensuelles comédies familiales pour créer un nouveau genre dont How I Met Your Mother est de nos jours l’héritière (sachant qu’entre temps de nombreuses pâles copies ont traversé nos écrans).

La recette est simple : 6 “amis” aux caractères très typés, de la romance et des répliques bien senties. La caractérisation des personnages permet de créer des gimmicks servant de repères aux téléspectateurs (la bêtise de Joey, la maniaquerie de Monica, etc) et est souvent sujet de gags. On remarquera que sur l’ensemble de la série, les saisons 5 à 7 ont un peu souffert de la quasi-seule utilisation de ces ressorts là. En effet, en sombrant dans cette facilité là, Friends omettait une liberté de ton, notamment au niveau du sexe, encore peu exploitée à l’époque ainsi qu’une galerie de personnages secondaires ou guest-stars assez pertinente. On remarquera d’ailleurs que l’utilisation des guest-stars justement était plus mécanique dans ces saisons en question que rationnelle.

A cette baisse de régime près, l’humour de la série fonctionne à merveille. De même, l’attachement aux personnages est très rapide : leurs traits de caractère sont simples, le jeu des acteurs est adapté (même si parfois Matthew Perry semblait over-the-top pour les raisons que l’on imagine) et leurs relations sont… séduisantes. En effet, l’une des clés du succès de la série est sans aucun doute liée à la sympathie envers les personnages mais aussi envers la belle amitié retranscrite à travers l’écran. La complicité et la solidarité des acteurs devaient y être pour beaucoup (ils négociaient leurs salaires en groupe à l’époque par exemple…).

Si l’humour, les personnages et le jeu des acteurs étaient de qualité malgré un pitch assez limité, on remarquera tout de même que la forme n’était guère innovante que ce soit par rapport à la très récente How I Met Your Mother (flashback, voix off, montage décousu…) ou, plus logique, par rapport à la série que Kauffman et Crane avaient créé avant Friends pour HBO : l’excellent où le héros souvent confronté aux choses du sexe vivait ses pensées et ses fantasmes à travers des extraits de vieux films noir et blanc. Dans Friends, on retrouve le cadre des sitcoms familiales classiques avec peu de décors (1 bar et 2 appartements principalement) et une “simple” interaction entre les personnages misant par conséquent sur des dialogues percutants ou du comique visuel sans artifice.[pullquote]En effet, l’une des clés du succès de la série est sans aucun doute liée à la sympathie envers les personnages mais aussi envers la belle amitié retranscrite à travers l’écran.[/pullquote]

Evidemment, à part quelques réserves sur les saisons 5 à 7, je ne vois pas grand chose de négatif à dire sur cette série désormais “culte” qu’est Friends : on rit, on suit sur la durée en fil conducteur les romances de 2 couples, on voit passer nombre de guest-stars (entre autres : , Bruce Willis, Reese Witherspoon, Brad Pitt, George Clooney, , mais aussi… Charlton Heston et Jon Favreau !) et on voit démarrer une Jennifer Aniston qui squattera ensuite énormément les comédies au cinéma. Bien sûr, comme nombre de séries “cultes”, Friends commence à être datée visuellement parlant, mais elle reste toujours très efficace. Pour finir, je préciserai juste qu’il est quasi-indispensable de voir Friends en VOST, tant le doublage est fade à l’exception du très bon Emmanuel Curtil qui double Chandler (et je ne parle même pas du changement de 2 doubleurs au cours de la série pour de sombres histoires de négociation de rémunération auquelles ont coupé court les studios)… Bref, visionnez et riez.