Ancien avocat d’Harvard devenu chasseur de tête dans les années 1890, Brisco County Jr., bien décidé à venger son père, un célèbre Marshall de l’ouest américain, assassiné par une bande de criminels à la solde de John Bly.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 27
Date de 1ère diffusion US : 27 août 1993 (Fox)
Date de 1ère diffusion FR : 28 décembre 1994 (M6)
Création : ,
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Générique :

Au premier abord, on rentre dans l’histoire comme dans un western un peu humoristique. Brisco County Jr, interprété par un Bruce Campbell qui cabotine à souhait, est un beau parleur qui se retrouve souvent dans des situations impossibles et qui entretient des relations assez compliquées avec son concurrent (mais néanmoins ami) Lord Bowler ou encore une danseuse de cabaret arriviste nommée Dixie, qui est souvent à l’origine des situations difficiles évoquées plus haut.
Mais petit à petit, on ajoute au western un peu de science-fiction avec des globes mystérieux ainsi que du steampunk avec des inventions improbables d’un personnage secondaire, le savant Albert Wickwire. Ce mélange apporte alors à cette série, et notamment au « cycle de Bly » (les 20 premiers épisodes), un cachet et un capital sympathie assez conséquent, un peu quand on revoit un film des années 80 comme ou encore S.O.S. Fantômes : on n’est pas dans le domaine du chef d’oeuvre mais on se délecte du visionnage.

La prestation de Bruce Campbell et ses interactions avec le « supporting cast » sont bien sûr le ciment de la légèreté et de la qualité humoristique de la série, avec des situations parfois vaudevillesques, des répliques cinglantes et des résolutions parfois absurdes.
Mais l’écriture de la série fait aussi que l’on peut être surpris à chaque épisode que cela soit par la construction de l’épisode, par les concepts évoqués (fusées ou voyage dans le temps par exemple !), l’absurdité de certaines situations (des pirates en plein désert) ou encore par les multiples références à la culture audiovisuelle ou au pulps. Et c’est un régal pendant au moins 20 épisodes sur 27 avec un équilibre entre éléments feuilletonants (la poursuite de Bly et les globes) et aventures se suffisant à elles-mêmes.

Le point faible de cette série réside plutôt dans ses 7 derniers épisodes un peu plus faibles (bien que toujours déjantés) car manquant d’une trame directrice feuilletonante. En effet, on a plutôt l’impression de voir la série sombrer dans de l’auto-référentiel avec le retour de nombreux personnages secondaires qui ne lancent aucune aventure marquante (à part peut-être le double-épisode final).
Ceci étant dit, cela reste de l’ordre du détail car la série sera restée du début à la fin un OVNI télévisuel et ce, sans aucune prétention, contrairement à d’autres séries plus récentes (notamment du câble US)… D’ailleurs son annulation précoce n’est que très peu liée à la qualité intrinsèque de la série, mais plutôt à une programmation dans la case horaire assez mortelle du vendredi soir aux USA (et bien sûr à son genre « inhabituel »).

auraient franchement mérité d’avoir le temps de trouver leur public tant les scénarios étaient inventifs épisode après épisode et tant la bonne humeur transpirait de cette série. Bien sûr pas un chef d’oeuvre télévisuel, mais cette série est rafraîchissante même 15 ans après sa 1ère diffusion et bénéficie de la même aura et du même aspect addictif que peuvent avoir certains films de genre « tous publics » des années 80.
Vous savez, ceux que l’on se demande toujours pourquoi on les revoit à la 12e rediff et que la seule réponse que l’on trouve est « mais parce ce que c’est bien, quand même »…