Photo (1) de la série MISFITS

Cinq jeunes marginaux qui n’ont rien en commun se retrouvent en même temps à devoir remplir des travaux d’intérêts généraux. Un jour, ils essuient un puissant et étrange orage et, au sortir, se retrouvent tous affublés de supers pouvoirs…

Note de l’Auteur

[rating:4/10]

Saisons : 3
Nombre d’épisodes : 8
Format : 45 min
Date de 1ère diffusion US : 30 octobre 2011 sur E4
Date de 1ère diffusion FR : 29 avril 2012 sur Orange Cinéchoc
Titre original : Misfits
Création : Howard Overman
Avec Lauren Socha, Nathan Stewart Jarrett, Joseph Gilgun

Bande-annonce :

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Après deux premières saisons succulentes qui faisaient du mauvais goût le fer de lance d’un ensemble assurément irrévérencieux, c’est tout naturellement que Misfits était renouvelée pour une troisième saison. Seulement voilà, le départ de l’excellent Robert Sheehan désormais occupé dans la cour des grands n’aidant certainement pas, cette troisième saison laissera une désagréable sensation au palet.

Voguant sur la mode des séries pour adolescents déjantés, Misfits apparaissait comme un subtil mélange entre Skins et Chronicle. Que ferait-on si l’on se voyait doter de pouvoirs du jour au lendemain ? On ferait probablement comme ces joyeux lurons adeptes de mauvaises blagues douteuses, c’est-à-dire pas grand chose si ce n’est continuer à glander et à faire la fête avec ses potes en buvant des bières et en écoutant un bon vieux Sex Pistols. Le pied quoi. Malheureusement, si les deux premières saisons retranscrivaient à merveille cette sensation sans cesse grandissante de je-m’en-foutisme chez une génération délurée, cette nouvelle saison prend un virage bien différent.

Alors certes les blagues potaches sont toujours de la partie à travers la syntaxe fleurie d’un nouveau venue qui ne s’en sort pas trop mal finalement (Joseph Gilgun, acteur méconnu en France qui a marqué les esprits avec son interprétation saisissante dans Lock Out) mais dans l’ensemble on reste sur notre faim, et bien plus encore. Les dialogues sont attendus, les acteurs semblent en perte de vitesse, la mise en scène tourne en rond, bref le temps sera long, très long.

Photo (2) de la série MISFITS

Si les saisons précédentes avaient laissé une porte grande ouverte sur une orgie de toutes les débilités adolescentes possibles et inimaginables, cette troisième saison ne se fera pas prier pour la refermer dès les premiers épisodes.

Si l’on ajoute en plus un scénario qui frise le ridicule par moment, ridicule traduisant un réel manque de motivation de toute l’équipe, cette troisième saison aura de quoi jouer avec nos nerf et notre patience. Certes cela peut paraître drôle d’aller balancer un coup de boule en place face d’Hitler ou encore de faire en hommage à George A. Romero mais ces idées qui sur le papier pouvaient paraître succulentes seront d’une nullité sans nom à l’écran. C’est bien simple, le rire ne viendra que très rarement à notre bouche et à moins de faire autre chose en même temps, l’endormissement jouera des coudes avec cette envie persistante d’éteindre la télé.

Si les saisons précédentes avaient laissé une porte grande ouverte sur une orgie de toutes les débilités adolescentes possibles et inimaginables, cette troisième saison ne se fera pas prier pour la refermer dès les premiers épisodes. Dommage car la jouissance laissera place au réchauffé de scènes de plus en plus ennuyeuses. Espérons que la quatrième saison déjà annoncée redresse le cap.

Photo (3) de la série MISFITS

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[CRITIQUE SÉRIE] MISFITS – SAISON 3

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