Brillant analyste membre d’un groupe d’un « think tank », Will Travers met à jour une conspiration mondiale…

Note de l’Auteur

[rating:9/10]


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 13
Format : 45 minutes
Date de 1ère diffusion : 13 juin 2010
Création :
Avec , , Lauren Hodges
Bande-Annonce :

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avait énormément misé sur cette nouvelle création du doux nom de en hommage au fleuve italien du même nom, fleuve que Jules César traversa avec ses légions le 12 janvier 49 av. J.-C. sur les traces de Pompée. Cette série signée Jason Horwitch nous entraine sur deux fronts. D’un côté, deux hommes retrouvés morts qui n’ont a priori rien en commun vont être au cœur d’une conspiration mondiale opérant depuis des décennies. De l’autre, une société gouvernementale surveillant le monde entier pour prévenir des futurs attaques terroristes ou autres actions visant à entraver la domination des États-Unis sur le reste du monde. Entre les deux, Will Travers, brillant analyste au sein de cette organisation quasi secrète qui va sans le vouloir être au cœur des toutes les attentions en fouillant le mauvais classeur.

Digne des plus grands thrillers à la Hitchcock ou Polanski, Rubicon est une série qui prend le temps de s’installer, une série qui ne saute aucune étape et qui se révèle au compte-goutte. Les spectateurs habitués à des semi-intrigues diffusées sur ou avec Le Mentaliste, Les Experts ou seront sans doute désorientés par la lenteur du scénario qui semble stagner une bonne partie de la saison mais que nenni ! Les scénaristes connaissent leurs classiques et nous offrent par conséquent un thriller en or qui ne nous donne qu’une seule envie : voir la suite et vite ! Si l’on ajoute en plus une bonne dose d’ironie n’hésitant pas à mitrailler le gouvernement américain, le tout devient succulent.

Outre cette intrigue captivante, Rubicon bénéficie également d’une mise en scène d’une sobriété à toute épreuve nous prouvant qu’avec très peu d’artifices, on peut encore faire de belles choses et d’un casting en grande pompe. Chacun campe son personnage, chacun apporte son bagage et son charisme pour rendre crédible cette histoire de conspiration où il faut s’accrocher pour l’élucider. A ce petit jeu, une personnalité se dégage nettement des autres : James Badge Dale. Cet acteur montant que l’on a pu découvrir dans , The Black Donnelys ou accorde cette bipolarité dont son personnage avait besoin. A la fois agaçant à l’image d’une tête à claque qui sait tout sur tout et quelque peu aventurier et débrouillard, il est le pilier central de cette aventure prometteuse pour la suite des évènements.

Au final, attendue au tournant, cette nouvelle série diffusée sur la chaîne à succès AMC (, Mad Men) réussit sans trop de difficulté à capter toute notre attention pour ne la relâcher qu’à la toute dernière seconde. Une nouvelle preuve que l’on peut encore faire des séries cérébrales sans que le public ne s’endorme au bout de cinq minutes.