Affiche de la série SUBURGATORY

Les péripéties de Tessa, une adolescente rebelle, qui déménage, à son grand malheur, avec son père de New York à une banlieue huppée qui représente tout ce qu’elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu’elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux…

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 22
Format : 22 minutes
Date de 1ère diffusion US : 28 septembre 2011 (ABC)
Date de 1ère diffusion FR : –
Titre original :
Création :
Avec , Jeremy Sisto, , , , Cheryl Hines

Bande-annonce :

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Suburgatory est l’exemple-type de la question qu’on peut se poser au sujet des séries comiques américaines : comment exister à l’écran quand des poids lourds comme How I met your mother, ou cannibalisent toute l’attention ? Un peu comme ou , la solution de Suburgatory est d’aller taper un peu à côté des cibles de ces locomotives d’audience.

En effet, l’attrait de cette comédie est de jouer avec les codes de la banlieue chic américaine type, un peu comme s’est amusé à le faire dans le genre soap-opera, et d’éviter l’écueil de la comparaison avec les grosses sitcoms actuelles. L’héroïne désabusée fait énormément penser à George dans Dead Like Me avec un cynisme très présent dans ses répliques, forcément décalées dans la bouche d’une adolescente. La comparaison est d’autant plus évidente du fait que la jeune Tessa (jouée par une très crédible Jane Levy) est aussi la voix-off de la série.

Photo (1) de la série SUBURGATORY

Un peu moins déjantée que Raising Hope mais plus originale que Cougar Town, Suburgatory oppose loosers lucides et riches déconnectés de la vraie vie avec malice et de manière généralement assez drôle.

Jouant sur le choc culturel assez brutal de new-yorkais moyens dans cette banlieue huppée et horriblement tranquille de Chatswin, la première moitié de la saison joue extrêmement bien de l’absurde des us et coutumes de ce genre de banlieues “botoxantes” tournant très souvent en ridicule la fausse gentillesse dégoulinante ou les peurs stupides d’une catégorie de personnes n’ayant jamais rien connu d’autre que la-dite banlieue. On notera par contre que la seconde partie de la saison faiblit légèrement. Les personnages secondaires en profitent pour prendre de l’importance mais le décalage finit forcément par s’estomper avec le temps. En revanche, se développe astucieusement la relation compliquée entre George, le père de Tessa joué par Jeremy Sisto, aperçu dans Six Feet Under, et Dallas Royce, la mère de “l’ennemie” de Tessa qui personnalise le côté artificiel de Chatswin au lycée.

Un peu moins déjantée que Raising Hope mais plus originale que Cougar Town, Suburgatory oppose loosers lucides et riches déconnectés de la vraie vie avec malice et de manière généralement assez drôle. Les délires totalement stupides mais horriblement logiques des habitants de Chatswin surprennent d’imagination et les sarcasmes de l’héroïne (pas totalement nette non plus) donnent du piquant à cette relation “je t’aime moi non plus” de ce duo père-fille et des habitants atypiques de cette banlieue. On pourra juste craindre un essoufflement la saison prochaine étant donné que certains signes de cette baisse de rythme se sont fait sentir en fin de première saison.

Photo (2) de la série SUBURGATORY