Au début des années 50, Jack McAuliffe est recruté par la CIA à sa sortie de Yale. Il débute sous les ordres d’Harvey Torriti dit « le Sorcier » alors que 2 de ses amis sont également enrolés l’un par la CIA, l’autre par le KGB. Très vite, Jack et Harvey ainsi que le chef du Contre-Espionnage James Angleton (dit « Maman ») vont conclure du grand nombre de missions échouées de la présence d’une taupe du KGB au sein de la CIA et ils vont rapidement travailler à la démasquer. A partir de là, la Guerre Froide qui s’étendra jusqu’à la fin de l’URSS en 1987, animera leur vie d’espionnage de bout en bout.

Note de l’Auteur

[rating:5/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 6
Date de 1ère diffusion US : 5 août 2007 (TNT)
Date de 1ère diffusion FR : 14 février 2008 (Canal+)
Création : Robert Littell, Ken Nolan, Mikael Salomon
Avec Chris O’Donnell, Alfred Molina, Michael Keaton, Natascha McElhone, Rory Cochrane
Bande-annonce :

Adapté du roman de Robert Littell sorti en 2002 et reconditionné à partir d’un scénario initialement prévu pour le cinéma par Ken Nolan, The Company nous fait pénétrer de manière très esthétisante dans le monde du contre-espionnage. Un peu trop sans doute, car le manque de moyens que l’on observe parfois rend l’exercice de style un peu inutile. On sent toutefois que cette mini-série avait des velléités cinématographiques de par sa photographie et le cast réuni pour cette ambitieuse adaptation.

En effet, on retrouve dans cette série les très bons Michael Keaton et Alfred Molina qui donnent corps à des personnages inquiets et riches mais qui détonnent malheureusement face à un Chris O’Donnell trop lisse et sans saveur, même si sa performance est bien meilleure que dans les Batman dans lesquels il a pu jouer (ceux de Joel Schumacher, ceux qui n’existent pas !) ou encore dans la récente série NCIS – Los Angeles. Le reste du cast est à l’avenant : c’est à dire jouant sérieusement mais manquant un peu de corps.

Autre problème de The Company : son rythme ! Alors que l’on pouvait s’attendre de l’adaptation d’un bouquin de plus de 1000 pages en 6h de programme télévisuel, quelque chose de dense voire d’indigeste, on obtient finalement des épisodes longs, trop contemplatifs, qui nous ramènent souvent à nos plus longues heures de cours d’histoire à l’école. L’intrigue est certes intéressante mais traine trop en longueur.

The Company est à mon sens une série qui rate le coche : ambitieuse mais manquant de moyens (pourtant produite par Ridley Scott), intéressante mais pas passionnante. Bref, une mini-série prestigieuse qui se transforme en programme moyen, heureusement porté par 2 très bons acteurs et un esthétisme d’assez bon aloi.