Affiche de la série THE GOOD WIFE - Saison 1

Après le scandale d’infidélité et de corruption de son mari, procureur de Chicago, Alicia Florrick doit chercher un travail pour subvenir aux besoins de ses enfants. Elle se fait alors embaucher en tant qu’avocate dans un cabinet réputé de Chicago et doit faire ses preuves malgré – et à cause de – la réputation de son mari.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Saison : 1
Nombre d’épisodes : 23
Format : 42 minutes
Date de 1ère diffusion US : 22 septembre 2009 (CBS)
Date de 1ère diffusion FR : 3 février 2011 ()
Titre original :
Création : ,
Avec Julianna Margulies, , , Chris Noth

Bande-annonce :

Les séries d’avocats se ressemblent souvent : de grandes tirades pour défendre l’accusé la plupart du temps innocent, un cabinet où s’affrontent des égos, des histoires d’amour qui se créent au sein des tribunaux, des familles déchirées, etc… On peut reconnaître là à peu près 80% des séries procédurales qu’elles soient très sérieuses (, …) ou au ton plus léger (, …). The Good Wife n’échappe pas à la règle et rentre dans le moule « classique » en tirant un peu plus vers la légèreté que dans le sérieux.

Mais si The Good Wife est bien sûr plus accessible que Damages car diffusée sur CBS, chaîne nationale classique et non chaîne du câble, elle bénéficie d’une intrigue plus complexe que la vie d’un simple cabinet d’avocats comme on a pu observer dans d’autres séries mainstream comme The Practice (ou plus généralement dans les séries de David E. Kelley) avec l’ajout d’une intrigue en toile de fond à la fois sur le ton du complot et à propos d’une famille se reconstruisant qui lie avec brio l’ensemble des affaires de l’héroïne qui doit à la fois briller professionnellement, protéger sa famille et découvrir la cause du tourbillon auquel elle a été mêlée malgré elle.

Photo (1) de la série THE GOOD WIFE - Saison 1

The Good Wife rend « tous publics » ce qu’une élitiste Damages ne peut se permettre avec son rythme original et sa nécessité de scènes « chocs ».

L’actrice Julianna Margulies, que l’on a déjà vu dans le rôle de Carol Hathaway dans il y a quelques années, prend un peu plus d’épaisseur que dans son rôle précédent mais sa relative froideur pourra décontenancer certains. En revanche, on retrouve un Chris Noth brillant en mari adultère et ex-procureur en proie à un complot médiatique. Car à l’inverse des affaires qui restent malheureusement de manière globale un peu trop manichéennes, le fil rouge de cette série sème le doute sur les motivations de chacun avec une certaine pertinence. La subtilité est de mise du moment que les protagonistes ne sont pas face à une cour et l’ambiguité de la plupart des personnages emporte très facilement le spectateur.

En fait, The Good Wife rend « tous publics » ce qu’une élitiste Damages ne peut se permettre avec son rythme original et sa nécessité de scènes « chocs ». Ici, l’intrigue complexe est mêlée à une série procédurale plus classique mais réussit avec brio à fidéliser le spectateur par ses personnages à plusieurs facettes, servis par un casting efficace et talentueux.

Photo (2) de la série THE GOOD WIFE - Saison 1