Annoncée d’abord sous le nom de Frankenstein Code, Second Chance reprend à son compte les problématiques développées autour de l’histoire de la créature de Frankenstein créée par Mary Shelley. Ici, ce sont deux jumeaux d’origine indienne, Mary et Otto Godwinn, qui jouent aux apprentis-sorciers et remettent en cause les notions de vie et de mort. Interprétés simplement mais assez intelligemment par les deux acteurs (Greek, Revenge) et (Rules of Engagement), leurs motivations et leurs moyens dans la série semblent relativement crédibles.

Mais le point de départ de la série est l’entrée dans leur vie d’un duo père-fils travaillant pour les forces de l’ordre : Jimmy Pritchard, ancien shérif déchu, bourru et borderline, et son fils Duval qui a préféré la droiture et le FBI comme choix de vie personnelle et professionnelle. A ce propos, si on peut être satisfait de revoir dans un rôle régulier, force est de constater qu’il joue avec Duval exactement la même partition d’agent “parfait” qu’il a interprété dans la série White Collar. Cela s’avère d’ailleurs assez perturbant : on a presque l’impression que Matt Bomer va apparaître en cours d’épisode pour lui sauver la mise !

« On a un peu l’impression de regarder une série des années 90. Mais bien évidemment, une bonne vingtaine d’années plus tard, ça manque forcément de saveur et d’originalité »

Enfin, revenons à Second Chance : le show est sympathique dans son ensemble et assez calibré. Pas mal de poncifs émaillent la série : l’histoire d’amour entre deux personnes que tout oppose, la dissimulation de la résurrection aux membres de la famille, le duo flic et “conseiller”, etc. De ce fait, peu de surprise en visionnant l’ensemble de la saison dont la réalisation assez pauvre ne relève pas l’intérêt du spectateur. On a un peu l’impression de regarder une série des années 90… Mais bien évidemment une bonne vingtaine d’années plus tard, ça manque forcément de saveur et d’originalité. C’est relativement surprenant quand on constate que le créateur de la série est que l’on connaît pour la série Life qui avait révélé , futur héros de la série Homeland, et qui était nettement plus intéressante niveau originalité et ton.

Second Chance est très dispensable, c’est certain. Néanmoins, l’intrigue générale tient la route et l’univers d’anticipation développé a du potentiel. Il est fort probable à l’heure où j’écris ces lignes que la première saison de la série soit aussi sa dernière : reprogrammée dès le deuxième épisode par la FOX, ça fleure le show de mi-saison de “dépannage” (plus communément appelé bouche-trou).