La réalisatrice , dont est le premier long-métrage, a notamment participé au montage du dernier film de Rémi Bezançon, Nos Futurs. Les deux cinéastes ont en commun le même univers : sensible, poétique, décalé, sans pathos, drôle, tendre, émouvant.

Le récit quasi-autobiographique de Sophie Reine évoque subtilement une situation compliquée pour un jeune garçon, Denis (excellent et juste ) devenu un homme et un père, l’air de rien. Confronté au deuil de sa compagne, il se débrouille tant bien que mal, sans avoir ni les codes, ni l’argent, ni le temps de gérer le quotidien. Mais au regard de la loi, il est un parent défaillant, et doit suivre un stage de responsabilité parentale. Le propos prête à sourire tant il est vrai que certains parents auraient bien besoin de connaître le béa-ba avant de se lancer… mais apprend-on finalement à être un parent ? Et qu’est-ce qu’un bon parent ? Comment être certain qu’on a l’esprit de famille ? L’amour suffit-il ? Comment allier théorie et pratique ? Que faire lorsque l’on est confronté à la maladie de l’un de ses enfants ? Autant de questions auxquelles le film essaye de répondre, via la rencontre avec l’autre mode d’éducation proposé par Séverine (, très juste elle aussi).

Cette confrontation donne évidemment lieu à des situations drôles et émouvantes. Bien sûr, le bouchon est poussé un peu loin mais sert le propos subtilement. Les deux filles de Denis sont formidables (Héloïse Dugas et ) et dans l’ensemble, CIGARETTES ET CHOCOLAT CHAUD est un véritable feel good movie !

Sylvie-Noëlle