Affiche 2 DAYS IN NEW YORK

Marion () est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus (), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage.

Note de l’Auteur

[rating:6/10]

Date de sortie : 28 mars 2012
Réalisé par Julie Delpy
Film Français, allemand, belge
Avec Julie Delpy, Chris Rock,
Durée : 1h35min
Bande-Annonce :

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5 ans après, Julie Delpy donne une suite à la comédie 2 Days in Paris. Le titre étant limpide, vous aurez compris que le concept est le même: une part largement autobiographique pour l’actrice-réalisatrice, une histoire de couple, le tout raconté sur 2 jours dans une capitale. Pour la peine, une grande part du casting du premier opus rempile: , la soeur nympho, , le beauf qui l’est vraiment, le père, joué par… son père, Albert Delpy et même fait une apparition. Seule manque à l’appel , qui jouait la mère et qui est décédée depuis. Comme quelques allusions y sont faites au cours du film et qu’elle était réellement la mère de Julie Delpy, elle apporte une touche de mélancolie à cette comédie.

Autre entorse à la distribution, la réalisatrice a choisi de ne pas reprendre le même acteur () pour incarner le premier rôle masculin, pour dit-elle, se démarquer d’un autre diptyque dans lequel elle tenait aussi le premier rôle: les excellents et de . Il est vrai que la comparaison aurait pu s’avérer douloureuse. Le rôle échoit donc ici à Chris Rock qui s’en tire avec les honneurs au milieu de tous ces froggies.

Le film jouant à fond sur le clivage des cultures américaine et française, votre plaisir de spectateur dépendra grandement de votre tolérance aux clichés.

Le film jouant à fond sur le clivage des cultures américaine et française, votre plaisir de spectateur dépendra grandement de votre tolérance aux clichés. Parce qu’ici, évidemment :
Les Français emportent du fromage et du saucisson dans leur valise quand ils partent à l’étranger.
Les Français parlent anglais comme des vaches espagnoles.
Les Français ne mangent pas, ils bâfrent.
Les Français parlent de cul tout le temps, contrairement à ces prudes d’Américains.
Les Noirs sont fans d’Obama.
Les New-Yorkais habitent des lofts, font des vernissages et se promènent à Central Park.
Et ainsi de suite.

Mais si vous rentrez dans la salle en étant prévenus, l’abattage de Chris Rock aux prises avec une réplique d’Obama en carton grandeur nature, la truculence d’Albert Delpy et la franchise de sa fille vous arracheront des sourires, d’autant que quand on y regarde bien, il n’y a pas de cliché sans feu. L’insupportable beauf du film a la bonne idée de disparaître au beau milieu (une correction au montage?) et il reste donc une impression de réalisme bienvenu, une mise en scène rythmée, un humour absurde et une BO qui achèvent de rendre l’ensemble plutôt plaisant au final.

Photo 2 DAYS IN NEW YORK