Affiche du film ALADDIN

Au cœur de l’Arabie, dans la ville d’Agrabah, un jeune homme orphelin du nom d’Aladdin vit en volant de la nourriture aux marchands des souks. Même s’il chaparde, Aladdin rêve de prouver qu’il n’est pas qu’un vulgaire voleur mais bien un homme de valeur contraint à enfreindre la loi pour survivre.
Un jour, il rencontre par hasard une jeune fille dont il tombe amoureux. Celle-ci n’est autre que la fille unique du Sultan d’Agrabah, Jasmine, que la loi contraint à trouver un époux au plus vite. Mais la princesse têtue refuse de se marier par obligation et souhaite épouser un homme qu’elle aimera. N’étant qu’un misérable voleur, Aladdin se met en quête d’un moyen qui lui permettra d’impressionner la belle princesse afin de conquérir son cœur.
Au palais royal, le grand vizir du Sultan, le sombre Jafar, désire prendre le pouvoir. Pour réaliser son rêve, il a besoin d’une lampe magique qui lui assurera la réalisation de trois vœux. Mais cette lampe est dissimulée dans une fabuleuse caverne où seul un homme au cœur pur pourra entrer.
Jafar découvre bientôt que cet homme n’est autre qu’un vaurien qui parcourt les rues d’Agrabah et qui se nomme : Aladdin.

Note de l’Auteur

[rating:8/10]

Date de sortie : 10 novembre 1993
Réalisé par , Ron Clements
Film américain
Avec / (voix VO/VF), Linda Larkin / (voix VO/VF), / Richard Darbois (voix VO/VF), / Eric Metayer (voix VO/VF)
Durée : 1h30min
Titre original : Aladdin
Bande-Annonce :

Premier film dont un doubleur sera un élément de promotion aux Etats-Unis (Robin Williams oblige), Aladdin est le 40e long-métrage d’animation Disney qui suit La Belle et la Bête sorti en 1991 et qui précède L’Etrange Noël de Monsieur Jack et Le Roi Lion. Réalisé par la même équipe que La Petite Sirène qui a remis sur les rails les studios d’animation Disney (un “2e âge d’or”), il s’agit sans doute du film le plus déjanté qu’ont pu produire à l’époque ces studios (et même depuis à mon avis, si l’on excepte peut-être Toy Story qui est finalement sorti peu après, en 1995).

Le film mêle avec bonheur de nombreuses scènes dépaysantes dès le début du film du générique Nuits d’Arabie aux sonorités orientales assumées à la scène d’entrée d’Aladdin dans la grotte digne d’un . Les personnages sont attachants et amusants y compris le “méchant” perroquet Iago : du couple Aladdin/Jasmine au sultan un peu perché en passant par Abu le singe au caractère trempé, tous sont à la fois très vite caractérisés et joués avec justesse. Toutefois ressortent du lot les deux autres personnages principaux que je n’ai pas encore cité.

En effet, premier atout, le méchant Jafar est véritablement inquiétant pour un personnage Disney et dispose d’un design très reptilien et sa menace est mise en valeur dès le début du film, de manière presque plus appuyée que la présentation du héros-titre. Et évidemment le principal point fort d’Aladdin est Le Génie, personnage loufoque au possible, dont les dialogues, chansons et mimiques sont délirants et ultra-référentiels. Ce clown bleu se transformera en différents personnages contemporains comme Robert De Niro ou , manipulera des objets liés aux autres films ou parc Disney et surtout insufflera un rythme et un humour effréné à l’ensemble de ce métrage. A noter que la VF conservera l’énergie du personnage avec un étonnant Richard Darbois plus habitué à des rôles moins enjoués (doubleur habituel d’, et Danny Glover mais également et Albator dans leurs séries animées respectives).

Photo (1) du film ALADDIN

Aladdin est un très bon film d’animation qui passe le cap des films Disney uniquement destinés aux enfants avec des références et un humour loufoque désormais perceptibles pour les parents (ou les adultes en général).

Techniquement le film est très bien animé et ne dénote pas avec les produits d’animation traditionnelle les plus récents. On pourra éventuellement regretter la finition des incrustations 3D balbutiantes et finalement pas très bien intégrées comme la caverne ou le tapis magique (même si, pour ce dernier, la gestion du motif complexe qu’il arbore est très bien assurée). Par ailleurs, les chants assez classiques dans les dessins-animés Disney sont bien présents mais sont pour moitié également vecteurs d’humour et passent donc assez bien, même pour les plus réfractaires.

Aladdin est un très bon film d’animation qui passe le cap des films Disney uniquement destinés aux enfants avec des références et un humour loufoque désormais perceptibles pour les parents (ou les adultes en général). Il passe le cap de ses 20 ans avec brio en restant séduisant pour toute la famille. Son succès de l’époque (1e film d’animation à passer le cap des 200 millions de dollars de recettes aux USA et 14e film tout court à dépasser ce chiffre) était amplement mérité. Une valeur sûre.

Photo (2) du film ALADDIN