Affiche du film AMERICAN PSYCHO

Au coeur des années Reagan, Patrick Bateman est un pur produit de la réussite américaine. Jeune, riche, il est un de ces golden boys qui triomphent à la bourse. Seul le nec plus ultra est digne de lui et il s’emploie à ne retrouver que des symboles qui lui renvoient une image de succès. Il accumule, avec une obsession maladive, les vêtements selects, les relations enviables. Son voeu le plus cher est de se fondre dans cette foule, de trouver sa place au milieu de ceux auxquels il s’identifie.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 7 juin 2000
Réalisé par
Film américain, canadien
Avec Christian Bale, ,
Durée : 1h 41min
Titre original :
Bande-Annonce :

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Roman culte de l’écrivain déjanté , American Psycho est un drame sombre et irrévérencieux dans lequel l’élite américaine bénéficie d’une critique plus qu’incisive. Patrick Bateman est un Homme qui a tout pour lui. Golden Boy au regard d’acier il est l’incarnation parfaite de la réussite sociale. Seulement voilà, sous cette carapace sentant bon l’aftershave et le baume antiride, ce gendre idéal s’ennuie. Un ennui si profond, si intense qu’il le mènera dans une rêverie où chacun de ses fantasmes les plus inavouables pourra se concrétiser. Car oui sous ces airs de parfait gentleman, Patrick Bateman ne rêve que d’une seule chose : tuer. Tuer de la manière la plus sauvage. Tuer partout, tout le temps.

Adaptation fidèle diront certains, ce film est pour moi à dissocier presque totalement du roman. Certes les grandes lignes sont bien présentes mais dans l’ensemble il manque cette force narrative dont bénéficiait la source originelle. Certes il faut savoir prendre du recul quand on adapte un roman à l’écran mais il faut savoir également retranscrire l’âme de ce dernier sous peine de décevoir les premiers lecteurs. Bien des réalisateurs ont essayé et s’y sont cassés les dents mais d’autres ont clairement surpassé l’œuvre initiale. On pourra citer comme exemple , Fight Club ou encore qui ont su garder l’aura du roman, en la sublimant et en se créant leur propre identité. American Psycho se situe pile entre ses deux exemples. Ni bon puisqu’il ne possède par un quart de la folie magnétique du roman, ni mauvais car il est doté d’une mise en scène bien au-dessus de la moyenne, il apparaîtra clairement comme le film que l’on aimera jeune mais qui, avec quelques années de plus au compteur, laissera apercevoir des lacunes impromptues.

Photo (1) du film AMERICAN PSYCHO

American Psycho ne fait certes pas partie du panthéon des meilleures adaptations, il n’en reste pas moins un très bel exemple de ce qu’il faut en partie faire pour y parvenir.

Néanmoins, s’il y a bien une chose qui vaille la peine de regarder American Psycho, c’est sans conteste l’interprétation époustouflante du futur /, le bien nommé Christian Bale. Avant ce rôle il n’avait jamais réellement briller si ce n’est dans L’Empire Du Soleil dans lequel il était très jeune. American Psycho marque le véritable tournant de sa carrière. Peut-être a-t-il fait des erreurs en apparaissant dans des films médiocres comme , quoiqu’il en soit rien n’aurait été possible sans ce rôle, ses succès autant que ses semblants d’échecs. Christian Bale est Patrick Bateman et inversement. Avec ce regard froid capable de décontenancer le plus aguerri des publics, il incarne à la perfection cet être instable assoiffé de sang, cet ange diabolique échappé des enfers pour répandre sa fureur. Il est la plus grande réussite de cette adaptation. Bien des acteurs auraient pu incarner un personnage comme Patrick Bateman. Plus aucun ne pourra passer après Christian Bale.

En résulte une adaptation mitigée qui ne possède pas le charisme ni le côté glauque de certaines scènes qui ne faisaient pas froid aux yeux d’un romancier loin d’être radin quand il s’agit de détailler la violence humaine mais qui possède tellement de bons points (acteurs parfaits comme , mise en scène de qualité et bande originale succulente) que même les amoureux du roman y trouveront leur compte d’une certaine façon. American Psycho ne fait certes pas partie du panthéon des meilleures adaptations, il n’en reste pas moins un très bel exemple de ce qu’il faut en partie faire pour y parvenir.

Photo (2) du film AMERICAN PSYCHO