Affiche du film AMERICAN TRANSLATION

Un amour se construit sur une rencontre de hasard entre Chris et Aurore.
Ils ont vingt ans et vivent une passion exclusive. C’est une belle histoire d’amour comme on en voit qu’au cinéma…
Et puis Aurore découvre que Chris tue. Va-t-elle continuer à vivre passionnément, complice malgré elle, ou dénoncer celui qu’elle aime envers et contre tout ?

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 8 juin 2011
Réalisé par Jean-Marc Barr, Pascal Arnold
Film français
Avec Pierre Perrier, Lizzie Brocheré, Jean-Marc Barr
Durée : 1h 49min
Titre original : American Translation
Bande-Annonce :

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American Translation, c’est l’histoire d’une rencontre. Deux êtres se croisent, un regard qui en dit long, un baiser langoureux, il n’en faut pas plus pour pousser deux personnes diamétralement opposées à dire merde au monde entier et partir à l’aventure. L’amour pousse parfois les âmes vers des précipices périlleux à la fois porteur et destructeur. C’est ce que s’attarde à mettre en exergue les deux réalisateurs de ce film.

D’entrée de jeu on sent clairement l’influence d’un cinéaste comme Larry Clark. La photographie, la mise en scène, le rythme, les dialogues, absolument tout rappellera à un moment ou à un autre un métrage du cinéaste britannique. Même la façon de filmer le sexe sans tabou est un emprunt ce dramaturge de génie. Certains pourront crier au scandale avec cet aspect très pompeux mais dès lors que cette idée disparaît de notre esprit, American Translation apparaît comme un drame intelligemment construit sur les dérives amoureuses portées par un duo d’acteurs aussi puissant qu’envoûtant.

Photo (1) du film AMERICAN TRANSLATION

Les réalisateurs ont fourni un travail de mise en scène et d’atmosphère bien au-dessus de la moyenne.

Ces derniers portent le film sur leur épaule. Une fausse note, une erreur de jeu et l’émotion aurait sonné fausse. Ici rien de cela. Lizzie Brocheré est parfaite dans le rôle de cette bobo prête à faire hurler son père à la moindre occasion, quitte à s’embarquer dans une relation destructrice avec un bellâtre qu’elle ne connaît ni d’Ève ni d’Adam. Elle est une brebis errante et naïve qui ne reconnait pas le grand méchant loup lorsqu’il frappe à sa porte. Sa carrure frêle et innocente contraste à merveille avec son partenaire de scène. Plus bourru, plus bestial, il incarne à merveille ce passionné instable qui préfère vivre pleinement dans les extrêmes plutôt que de s’ennuyer parmi les moutons. Ensemble, ils forment un couple improbable qui cependant se complète parfaitement.

En résulte un drame intimiste bien amené malgré une conclusion un peu too-much à mon goût dans lequel les réalisateurs ont fourni un travail de mise en scène et d’atmosphère bien au-dessus de la moyenne.

Photo (2) du film AMERICAN TRANSLATION

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[critique] American Translation

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