Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l’idée d’être dévoré. C’est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie…

Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d’un fusil d’assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.

Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s’entendre…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]


Date de sortie : 25 novembre 2009
Réalisé par Ruben Fleischer
Film américain
Avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Abigail Breslin
Durée : 1h 20min
Bande-Annonce :


Bienvenue à Zombieland – BANDE-ANNONCE VF
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Bienvenue A Zombieland, qui tarde mystérieusement à sortir sur les écrans français alors qu’aux Etats-Unis cela fait plus d’un mois qu’il est passé, est le genre de film que l’on aimerait, à l’image d’un Dead Snow ou d’un Evil Dead, voir plus souvent sur nos écrans.

Le genre de film où l’on éteint notre cerveau pour apprécier au maximum le spectacle qui s’offre à nous, à savoir du délire, du rire et du grand n’importe quoi !

Bienvenue A Zombieland nous entraîne sur les pas de quatre rescapés qui s’unissent pour combattre une horde de zombies assoiffés de sang. Si ce pitch n’a rien d’exceptionnel, l’originalité du film tient sans conteste dans ses répliques succulentes et ses situations toutes plus ridicules les unes que les autres, situations qui ne sont pas sans rappeler un certain Shaun Of The Dead (bien que ce dernier soit plus abouti).

Woody Harrelson, qui se fait malheureusement de plus en plus rare sur nos écrans, est démoniaque d’efficacité, l’acteur est en grande forme et ça se voit ! Charismatique, magnétique, chaque nouvelle apparition, chaque nouvelle parole prononcée de sa part est une nouvelle foule de rire déclenchée dans la salle. Les autres acteurs sont également très convaincants dans leur rôle respectif et que dire de l’apparition quasi divine de Bill Murray ? L’infatigable acteur mythique de S.O.S Fantômes, Broken Flowers et Lost In Translation n’hésite pas à jouer son propre rôle et à se tourner en dérision dans ce qui est pour moi la scène la plus hilarante du film, scène magistrale qui devient une parodie loufoque et assumée de S.O.S Fantômes.

Je vois déjà les plus réticents et méticuleux d’entre vous me blâmer pour mon manque d’objectivité quant à la réussite de ce film qui est certes très limité niveau scénario, niveau réalisation et sur plein d’autres points mais qu’importe, le plaisir est bien présent et c’est tout ce que l’on demande à ce genre de production qui n’a que pour seul et unique objectif : divertir !

Pour ma part, je lui reprocherai uniquement quelques petites longueurs intempestives, une durée beaucoup trop courte qui nous coupe en pleine extase et un manque d’action de manière générale. J’attendais beaucoup plus d’action et de délire avec ce film (c’est mon petit côté bourrin qui parle) qui aurait pu s’orienter plus gore avec un penchant pour le surdosage de shoot à la Dead Rising ou Left 4 Dead. C’est ce qui lui manque le plus contrairement à un Dead Snow qui démarre plutôt mal mais qui se termine en pleine apothéose.

De manière générale, Bienvenue A Zombieland est un excellent défouloir, une série B complètement déjantée que l’on regarde avec des yeux de gosse. Qui n’a jamais rêvé d’un monde à la Zombieland ? Un monde où nos meilleurs jeux vidéo deviennent réalité, un monde où nos délires les plus fous prennent soudainement vie.

En ce sens, le réalisateur Ruben Fleischer, dont c’est le tout premier long-métrage, réussit haut la main son pari de départ : nous faire passer un agréable moment.

Vous l’aurez donc compris, si vous voulez voir un film sans prise de tête, hilarant et créatif à souhait, foncez dans nos salles obscures françaises le 25 novembre prochain, vous ne serez pas déçus. Parole de Scout !

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Alex
Invité

Pour ma part, j’ai adoré ZombieLand, que je compare plus à un Shaun of the Dead qu’au très médiocre Dead Snow (qui n’est ni marrant ni fun à voir)… De l’humour potache, bon enfant, le genre “film de zombies” tourné en dérision totale dès le générique d’intro qui fait penser à une parodie du Dawn of the dead version Snyder…

Frédéric Meurin
Invité

Qui n’a jamais rêvé d’un monde à la Zombieland ? Un monde où nos meilleurs jeux vidéo deviennent réalité, un monde où nos délires les plus fous prennent soudainement vie.

Euh… j’ai la vague impression que vous êtes passé à côté d’un aspect important du film : ses personnages. La partie dans la résidence de Bill Murray, que vous avez trouvé “longue” parce qu’il ne s’y passe pas grand chose, est très enrichissante : oui, Zombieland peut être un super terrain de jeu. Sauf qu’on y meurt vraiment, sans avoir de bouton “charger la sauvegarde”. Et parfois, il arrive des choses pires que mourir : survivre quand ses proches sont morts.

J’ai particulièrement apprécié cette dimension réaliste qui fait pour moi de Zombieland un bon film. Pas un bon film de zombies, un bon film – tout court.

Frédéric Meurin
Invité

Cet aspect humain ne va peut-être pas chercher aussi loin que dans d’autres films qu’on qualifie “d’auteurs”, mais je le trouve bien amené dans Zombieland. Cette dimension est inhabituelle pour un film de zombies : on s’attend plus à de la baston, du gore ou du délire absolu. C’est en cela que j’ai apprécié, même si, oui, pris tout seul, ça ne casse pas trois pattes à un canard d’originalité. C’est le cocktail humour + humanité (complètement absent de Shaun of the Dead où tous les personnages sont quand même assez tête à claques) + action qui fait pour moi la qualité du film (d’une structure scénaristique par ailleurs très classique : encore une fois, c’est le traitement qui fait tout).

Je t’invite à relire avec soin et attention ce que j’ai écrit : je ne parle pas de la scène avec Bill Murray, mais de la scène chez Bill Murray, là où on découvre entre autres qui est Tallahassee.

[critique] Bienvenue A Zombieland