L’histoire de la légende africaine-américaine des années 1970 :

Note de l’Auteur

[rating:9/10]


Date de sortie : 13 janvier 2010
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h 30
Bande-Annonce :

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Sur l’une des nombreuses affiches de Black Dynamite on pouvait lire « Badass Motherfucker ». Le ton était donc donné et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air.

Hommage savoureux à la blaxploitation des années 70, Black Dynamite est une comédie succulente qui en fait des tonnes, exagère à 200% chaque situation avec des dialogues à l’humour pince-sans-rire dévastateurs d’efficacités (d’où l’importance de voir ce film en VO), des cascades volontairement ratées, une mise en scène kitch et des comiques de situations réussit pour la plupart qui ne sont pas sans rappeler certains films des Frères Coen, notamment The Big Lebowski pour le côté psychédélique omniprésent. A cela s’ajoute un traitement de l’image particulier qui nous renvoi directement dans les années 70 avec ce côté brut, ancien, authentique. Le réalisateur, Scott Sanders, n’a pas fait les choses à moitié et a effectué, avec l’aide de son directeur de la photographie, , un travail de grande qualité rendant crédible un pari aussi risqué et casse-gueule que celui-ci.

Car oui, réaliser un film comme Black Dynamite est un pari extrêmement risqué. Ça passe ou ça casse. Si l’ensemble est bancal et/ou inassumé, le film sera une catastrophe. Si au contraire, le concept et le ton sont parfaitement assumés, le tout devient diaboliquement efficace. Par chance, Black Dynamite appartient à cette seconde catégorie de films. Le point sur lequel je l’attendais au tournant était celui des acteurs et plus particulièrement l’acteur principal Michael Jai White. Karatéka de renom mondial, ce dernier me paraissait plus le sosie d’un Action Man Black à la plastique avantageuse qu’à un véritable acteur digne de ce nom. Car niveau interprétation, on ne peut pas dire que le monsieur ait prouvé quoi que ce soit dans des productions aussi limitées ou ridicules que , ou encore . Ici, l’acteur explose littéralement, démontrant un talent de comédien jusqu’à présent très bien caché. Le reste du casting suit cette même lignée, chacun prend un réel plaisir à évoluer dans cette ambiance déjantée pour un résultat des plus efficaces. Seul petit bémol à mes yeux, une apparition de , l’Homme de tous les nanars, ne m’aurait pas déplu.

Au final, hilarant, kitch à outrance, mine de rien méticuleux, assumé à 1000%, Black Dynamite est un nanar hors compétition de luxe au charme vénéneux opérant dès les toutes premières secondes. Avec une bonne humeur communicative, le film de Scott Sanders donne le sourire aux lèvres et une seule envie nous gagne après la projection : le revoir illico-presto. Pour ne pas tomber dans un spoiler inutile (même si l’intrigue n’est pas ce que l’on retiendra de ce film), aucune allusion au scénario ne sera faite mais c’est quand on pense que les scénaristes ne pourront aller plus loin, qu’ils fracassent les portes à grands coups de rangers et qu’ils nous emmènent encore plus loin dans le délire. Sans pour autant être un grand film, Black Dynamite est une comédie savoureuse qui pourrait bien remettre au goût du jour un genre jusqu’à aujourd’hui laissé aux oubliettes. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.