Par tous les moyens, Bliss Cavendar veut échapper à sa petite ville perdue du Texas et à sa mère qui est convaincue que sa seule chance de réussir dans la vie est de gagner les concours de beauté locaux. Bliss rêve d’autre chose…
Lorsqu’elle se rend en cachette dans la grande ville d’Austin avec sa meilleure amie Pash, Bliss découvre un univers qu’elle n’aurait jamais imaginé : le roller derby. Associant girl power et punk-rock, cette discipline permet à chaque fille de laisser libre cours à sa personnalité…
Fascinée par la championne Maggie Grabuge et par ses consoeurs, Bliss troque rapidement les robes et les couronnes contre les rollers et les minijupes. Menant une double vie, elle est serveuse le jour et devient la redoutable Barbie Destroy la nuit dans son équipe de roller… Elle peut enfin exister plus que jamais, affronter des rivales sans pitié, tomber amoureuse d’un musicien, et prouver ce qu’elle vaut vraiment.
Pourtant, c’est lorsque son secret va éclater au grand jour que Bliss va réellement faire ses preuves. Elle va devoir prendre sa vie en main comme elle l’entend…

Note de l’Auteur

[rating:5/10]


Date de sortie : 6 janvier 2010
Réalisé par
Film américain
Avec , Drew Barrymore,
Durée : 1h 51min
Bande-Annonce :

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Bliss nous entraine sur les pas d’une adolescente en conflit avec sa mère qui n’arrive pas à évoluer librement dans une Amérique puritaine où le faux semblant prend le dessus sur l’épanouissement, une Amérique qu’elle ne comprend pas et qui ne la comprend pas. Rien de bien excitant me direz-vous avec ce scénario conventionnel mais un certain charme opère durant toute la projection du film. Mine de rien, Drew Barrymore, dont c’est la première fois derrière la caméra, fait son bonhomme de chemin et nous entraine avec elle dans cette aventure colorée servit par un très bon casting.

Ne nous voilons cependant pas la face, Bliss n’arrive pas à la cheville du mythique (celui de 1975 bien entendu) et ceux qui espéraient voir des scènes impressionnantes en roller seront forcément déçu. Mais bon, comme les deux ne boxent pas dans la même catégorie, on ne lui en voudra pas. Néanmoins, pour un premier essai, on peut saluer le travail effectué par Drew Barrymore qui ne s’en sort pas si mal au final.

L’univers proposé est intéressant et les décors hauts en couleurs charmeront les spectateurs venus voir ce film certes simpliste mais qui ne nous propose pas qu’une vulgaire coquille vide synonyme d’escroquerie. La BO colle bien avec cet univers et donne un peu plus de crédibilité à l’entreprise de la réalisatrice qui connaît son sujet il n’y a pas de doute. Mais le principal atout charme de Bliss c’est sa brochette d’acteurs ou plutôt d’actrices alléchantes. On prend un réel plaisir à voir se taquiner dans un même film des actrices de la carrure de Juliette Lewis, Drew Barrymore et Ellen Page. Rien que pour cette confrontation permanente, Bliss mérite le coup d’œil.

Le seul gros défaut que j’ai pu souligner c’est la durée en elle-même du film : 1h 51min. Du coup, Bliss traine quelques longueurs avec lui. Le rythme en prend un sacré coup au moral et laissera derrière lui une horde de spectateurs au bord de l’assoupissement. 20 à 30 minutes de moins et il aurait gagné en dynamisme.

Au final, loin d’être une réussite totale, Bliss est une comédie légère réussit pour un premier jet. Malheureusement, le film rejoint également la longue (trop longue ?) liste des films que l’on regarde le sourire aux lèvres et qui nous fait passer un agréable moment mais que l’on se contentera de ne regarder qu’une seule et unique fois. C’est peut-être le plus gros défaut du film qui finira aux oubliettes avec pour mention « aussitôt vu, aussitôt oublié ».