Affiche du film THE INNKEEPERS

Après cent ans d’existence, l’hôtel The Yankee Pedlar n’est qu’à quelques jours de sa fermeture définitive. Les derniers employés Claire et Luke sont bien décidés à profiter du peu de clients pour lever le mystère de cet hôtel considéré comme le plus hanté de la Nouvelle-Angleterre…

Date de sortie : 3 février 2012 (sortie US limitée)
Date de sortie DVD / Blu-ray : 28 août 2013
Réalisé par
Film américain
Avec Sara Paxon, Kelly McGillis, Pat Healy
Durée : 1h37 min
Titre original : THE INNKEEPERS
Bande-Annonce :

ARVE Error: id and provider shortcodes attributes are mandatory for old shortcodes. It is recommended to switch to new shortcodes that need only url

LE FILM
[rating:7/10]

Ti West s’était déjà fait remarquer par son HOUSE OF THE DEVIL (paru également chez Vidéo en septembre 2010, NDLR), un hommage aux pelloches horrifiques des années 80, à la fois à l’aspect novateur tout en respectant ses prédécesseurs. Les codes étaient respectés à la lettre avec une longue exposition et une large description du lieu reprenant chaque détail (gros travail sur les accessoires d’époque). Attendu au tournant après une moyenne suite du CABIN FEVER d’Eli Roth. Il s’était d’ailleurs fait écarter du montage final. Il revient ici à un projet plus personnel qu’il pourra contrôler de A à Z. Il s’attaque donc à la maison hantée, un sous-genre très apprécié par les fans. Thématique tendance qui revient quasiment chaque année (actuellement THE CONJURING – LES DOSSIERS WARREN).

Comme dans son précédent long, il s’attèle sur plus d’une heure à la construction du récit et au développement des personnages. Une astuce qui peut en agacer plus d’un. Car, au fond, il ne se passe pas grand chose au début, ce qui crée une véritable tension toujours plus présente au fur et à mesure du déroulement du métrage. Le film s’installe donc tout doucement en prenant le temps de bien présenter les 2 personnages principaux. À savoir Claire (Sara Paxton, LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE) et Luke (Pat Healy), deux employés d’un vieil hôtel de centre-ville, dont c’est son dernier week-end avant fermeture définitive. On a affaire quasiment à un huis clos. Hormis la scène avec Lena Dunham (GIRLS), l’un des seuls plans en extérieur avec l’épilogue (qui aurait pu être coupé au montage d’ailleurs). Cette unité de lieu permet de nous montrer chaque recoin. Même si on a peu de résidents à l’intérieur, on a une réelle impression qu’il est occupé. La force du hors-champ et de la bande son colle parfaitement à cette ambiance.

Le film est divisé en trois chapitres et un épilogue. Chaque chapitre apporte un nouvel élément à la narration. Ainsi le premier nous indique qu’il s’agit du dernier week-end d’exploitation. Au numéro deux on évoque le passé et le personnage de Madeline. Une entité qui hante l’immeuble depuis que son fiancé l’avait laissé le jour de son mariage. Et quant au dernier chapitre, il est basé sur la communication avec le fantôme. L’épilogue vous l’aurait compris servira de conclusion.

Photo du film THE INNKEEPERS

Intelligent, le film mêle beaucoup d’humour avec de l’horreur pur et dur.

Intelligent, le film mêle beaucoup d’humour avec de l’horreur pur et dur. Comme les jeux enfantins que se livrent les 2 réceptionnistes avec la sonnette, ou encore de se faire peur avec les vidéos virales ; où il ne se passe rien et tout d’un coup à grand renfort audio, une tête apparaît et l’on sursaute à tous les coups. Le réalisateur joue avec ça et dénonce une certaine facilité à faire peur au moyen de gros artifices (dans ta gueule PARANORMAL ACTIVITY et consorts). Lui au contraire, reste dans la sobriété et garde un total contrôle sur ses plans puisqu’il assure lui-même le montage. Il a le sens de la bonne coupe justement.

Le duo fonctionnant à merveille. Il fallait rajouter un rôle très important pour éviter une monotonie. Et c’est celui de la médium interprétée par l’ex de Tom Cruise dans TOP GUN, Kelly McGillis, qui, malgré son âge, apporte une certaine fraîcheur au récit, tout en dressant un portrait d’une starlette déchue (en plus d’avoir ce don de voyance, c’était une ancienne actrice, petit bémol). Même s’il faut reconnaitre que ce n’est guère original, elle permet d’aider Claire à entrer en contact avec Madeline.

Même si le film cite ouvertement SHINING à travers les scènes de couloirs, on est vraiment scotché à son fauteuil par l’ambiance qu’il dévoile petit à petit. C’est vraiment là que la peur arrive en employant une mise en scène soignée (comme un peu James Wan) et en ne minimisant pas son intrigue à une simple possession des lieux. On ne peut pas en dire autant chez certains.

Photo 2 du film THE INNKEEPERS

Blu-ray THE INNKEEPERS

Editeur : TF1 Vidéo
Distributeur : Paramount Home Entertainment France
Nombre de disque(s) : 1
Format : BD-50
Boîtier : BLU-Ray Disc
Bitrate : –
Authoring : –
Format vidéo : 1080p AVC 2.35 16/9 natif
Zone : B
Standard : –
Image : couleurs
Audio : dts-HD français anglais 5.1
Sous-titres : français
Sourds et malentendants : aucun
Suppléments
– Making of 7’
– Commentaire audio de Ti West

LE BLU-RAY
[rating:8/10]

Encore un Blu-ray soigné avec un master propre (juste constaté un léger fourmillement au début, bug ?). Sinon, au niveau sonore, le rendu est exceptionnel. Ceux qui sont équipés d’un bon système audio vont sursauter plus d’une fois. Niveau bonus, on reste sur notre faim. Un commentaire du réalisateur et un petit making of de 7 minutes.

Enfin le film suffit à lui même et comme il est respecté techniquement, son achat est indispensable en HD.