117 après Jésus-Christ : l’Empire Romain règne sur tout l’Occident. Pourtant, aux confins glacés du nord de l’Angleterre, l’armée romaine se heurte à la tribu des Pictes, des barbares sanguinaires qui maîtrisent parfaitement l’environnement. Afin d’éradiquer la menace, le gouverneur local fait appel à la légendaire 9ème légion du Général Titus Virilus, le bataillon d’élite de l’Empire. Mais, contre toute attente, la cohorte se fait massacrer au cours d’une terrible embuscade et le Général est fait prisonnier. Seul le Marcus Dias et quelques survivants échappent miraculeusement au carnage. Au lieu de battre en retraite, ces guerriers solitaires décident de tenter l’impossible : s’enfoncer en territoire ennemi pour délivrer Virilus…

Note de l’Auteur

[rating:7/10]


Date de sortie : 7 juillet 2010
Réalisé par
Film britannique
Avec , , Olga Kurylenko
Durée : 1h 37min
Bande-Annonce :

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Péplum retraçant les déboires d’une compagnie romaine massacrée par une horde de barbares assoiffés de sang et prêts à tous les sacrifices pour défendre leurs terres, Centurion est avant toute chose un exercice de style dans lequel Neil Marshall se plaît à batailler. Ayant essayé tous les genres ou presque (le film d’épouvante en pleine nature avec , le huit-clos horrifique avec ou encore le film apocalyptique avec ) et n’hésitant pas à nous emmener là où on ne l’attend pas forcément, Centurion en est la plus belle des preuves. Qui aurait pu prédire qu’après les loups-garous, l’errance montagneuse et la fin du monde version nouvelle génération, ce réalisateur anglais qui a déjà fait ses preuves nous concoctait en secret un délicieux péplum ? Et qui aurait pu dire qu’il le ferait aussi bien ? Car ne nous voilons pas la face, les craintes quant à un tel projet de la part d’un réalisateur qui n’hésite pas à prendre des risques quitte à se casser la gueule se dissiperont vite dès les premières secondes.

Remémorez-vous la scène d’introduction de et imaginez-vous qu’elle ne dure pas seulement dix minutes mais une bonne heure et demie. Alléchant non ? Et bien Centurion réalise en quelque sorte ce rêve. Pendant près d’une heure, Neil Marshall nous embarque dans un dédale de batailles acharnées où le sang et les décapitations n’ont d’égal que le charisme de ses acteurs emblématiques du cinéma anglais, irlandais et écossais. Face à ce divertissement jouissif, le spectateur se retrouve cramponné à son fauteuil et n’a qu’une idée en tête, en voir plus, toujours plus. Dans un sens, c’est ce que Neil Marshall fait.

Dans un sens seulement, car passé une bonne heure de film, le rythme faiblit, l’action a laissé place à une pseudo réflexion sur l’intérêt d’être un soldat et de son réel rôle au sein de l’armée. La puissance des premières scènes se transforme en une chasse à l’Homme n’ayant plus aucune surprise à nous offrir, le schéma narratif devenant si prévisible qu’il devient évident des twists à venir. Dommage car le sentiment que le réalisateur ne savait pas comment achever son film se fait ressentir et laissera sur notre palais un arrière-goût de déception. Restera une mise en scène laissant la part belle aux somptueux paysages d’Angleterre et d’Écosse et la crédibilité sans faille des effets spéciaux pour rattraper l’ensemble avant la chute.

Au final, ratant de peu le coche lors de la dernière ligne droite, Centurion n’en reste pas moins un excellent divertissement nous réconciliant avec le péplum après de nombreux ratés comme Le Choc Des Titans, Agora, ou encore (et oui pas moyen de l’oublier celui-là avec notre Chrichri Lambert adoré!). Comme à chaque fois, Neil Marshall est passé à deux doigts du sans faute. Dommage, la prochaine fois sûrement.