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Bien qu’il soit un auteur réputé de romans d’épouvante, Mike Enslin n’a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n’est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier… En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l’existence d’une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. Malgré les mises en garde du directeur de l’hôtel, Enslin décide d’y passer une nuit. Face à ce qu’il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n’est plus de savoir si le paranormal existe, mais d’espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars…

Note de l’Auteur

[rating:5/10]

Date de sortie : 16 janvier 2008
Réalisé par
Film américain
Avec , ,
Durée : 1h44min
Titre original :
Bande-Annonce :

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1408 … 1+4+0+8 = 13. « Personne n’a tenu plus d’une heure. » Qualifié de « film d’épouvante », Chambre 1408 commence comme le veut la tradition du genre. Rien de nouveau là-dedans certes, mais si la recette fonctionne, pourquoi changer ?
Cette fameuse chambre a son histoire et elle est savamment préparée. On n’échappe donc pas à l’éternel avertissement de la part du charismatique manager de l’hôtel (Samuel L. Jackson).

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Sur un ton froid, grave, et solennel, Mr Olin égrène les quelques sept défenestrations, quatre overdoses, cinq pendaisons, trois mutilations (et j’en passe) qui ont eues lieu dans cette chambre. Des morts toutes plus mystérieuses les une que les autres, photos et articles à l’appui.
C’est donc en feuilletant ce lourd dossier que le reporter Mike Enslin (John Cusack) monte malgré tout à la chambre, et on a beau connaître toutes les ficelles du genre, le frisson nous guette.Les premiers moments dans la chambre sont d’ailleurs les plus angoissants, et ce sont toujours les images les plus simples qui nous terrifient le plus.

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Puis, très rapidement, le film bascule complètement dans le fantastique. A partir de là, plus rien d’angoissant. Certes l’histoire est « horrifique » mais le film tient surtout sur ses effets spéciaux et sur la surenchère du huis-clos. Le scénario reste tout de même très bien ficelé, et les scènes se suivent dans un chaos délectable, nous emportant à travers la chambre de dimensions en dimensions.
L’histoire même est elle cependant un peu pauvre et sans surprises : Mikaël Hafstrom s’intéresse beaucoup à ce qui se passe dans la tête de son personnage, mais ne nous surprend pas beaucoup .

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On comprend bien l’idée de vouloir jouer avec les traumatismes du protagoniste, mais la récurrence de ce père tourmenté par la mort de sa fille donne à la chambre un aspect un peu trop psychologique pour véritablement nous faire peur. Mais que la chambre soit dans la tête ou non, Mike Enslin y est bel et bien enfermé, et le suspense nous fait rester.
Il faut cependant applaudir le remarquable jeu de John Cusack qui se démène, seul, en chambre close quasiment pendant plus de la moitié du film. Un tel scénario lui offrait la possibilité d’étaler un peu de son talent et il ne nous déçoit pas.
Bien que le film soit une adaptation de la nouvelle (du même nom) de , Mikaël Hafstrom a tourné plusieurs fins alternatives. Les détenteurs du DVD auront la possibilité de les découvrir en bonus. Chambre 1408 est donc de ces films que l’on dit « bons » mais qui ne seront jamais de référence.

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